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mercredi 6 septembre 2023

À bâtons rompus


Je ne sais si les sports vous passionnent autant que moi, mais je dois vous avouer que ceux présentés à la télé savent me divertir. Bonsoir ! Il est parti ...dans ses pensées diront mes proches...quotidiennement!


Puisque nous sommes entrés dans le mois de septembre, la saison de baseball bat son plein autant chez nos voisins américains qu'à Toronto. (Eh oui, le Canada n'a encore qu'une seule ville qui accueille une concession de la Ligue Majeure de Baseball.) Certes, nombreuses sont les joutes durant lesquelles il ne se passe rien ou presque ( ce qui en fait un théâtre parfait pour réfléchir et proposer ses propres stratégies), mais parfois, l'amateur de longues balles a droit à des moments inusités. 

Le dernier en lice fut la présence au marbre de Bryson Stott, un joueur des Phillies de Philadelphie en raison du bâton qu'il a choisi imitant un crayon plomb No 2. Ah ! quel bonheur de voir se croiser baseball et école. 

À bien y penser, ces deux derniers ont ceci en commun; une saison et une session demandent de l'endurance et de la patience avant de voir des résultats ! Question de continuer à parler des deux sujets simultanément, on peut se demander si Stott écrira une page dans le livre des records déjà rempli par des noms tels que Babe Ruth, Joe et Gary Carter, Dennis Martinez, Rickey Henderson et Cal Yastrzemski. Ma parole, quel beau nom à entrer dans une dictée ! 

Professeur Coloradom 
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Crédit photographique : Gene J. Puskar (2023) Philadelphia Phillies' Bryson Stott, right, question umpire Sean Barber about a strike call during the second inning of the Little League Classic baseball game against the Washington Nationals in Williamsport, Pa., Sunday, Aug. 20, 2023 , Staff AP La photo est tirée du site internet : The Times Tribune.com https://www.thetimes-tribune.com/trevor-williams-sharp-for-nationals-in-4-3-win-over-phillies-in-mlb-little-league/article_dd6b53c0-d421-5d2b-839f-181206cd81f9.html. Page consultée le 6 septembre 2023. 

mardi 5 novembre 2013

La citation de la semaine, du mois, de l'année!



En navigant sur Twitter, je suis tombé sur le site « Citation francophone » qui semble s'intéresser aux phrases-chocs. Pour ce qui est du francophone, on repassera puisque les gens responsables de la mise en ligne ont publié une phrase qu'aurait dite Bill Watterson.Calvin et Hobbes qui est malheureusement terminée. (Peut-être quelqu'un aura la brillante idée de faire revivre ces personnages si attachants. C'est que voyez-vous, j'ai lu dernièrement qu'un nouveau Les Aventures de Tintin sortira sur les rayons, s'ils existent encore. Cette dernière histoire est abracadabrante puisque les ayant-droit veulent protéger encore plus longuement le reporter à la houppe afin que les droits ne tombent pas dans les affaires publiques.)


Ceux qui me connaissent sont bien au courant de mon admiration pour le bédéiste américain. Il est en effet le papa de la série

Mais, toujours est-il que la citation est percutante ne trouvez-vous pas? L'école est un miroir? On ne reçoit rien de l'école « gratuitement » ? L'école s'occupe-t-elle de nous décupler ?  M'enfin, je pensais que la citation était brillante, mais au final, elle n'est peut-être qu'intrigante.                                                                                                                                                      

mardi 29 octobre 2013

Le top 10 de la session ; ce que les élèves veulent.

Voici un gazouillis qui a été publié sur la plateforme Twitter. Il concerne les 10 choses qui motivent les étudiants ...et le tout nous vient du site Edutopia.


1. Travailler avec leurs collègues. Vive le travail d'équipe.
2. Travailler avec la technologie. Vive les cellulaires et les ordinateurs. .
3. Travailler sur des projets imitant le réel.
4. Écouter un professeur qui aime ce qu'il fait. Dehors le ton monocorde. Vive les profs vivants!
5. Se lever, se déplacer dans la classe ou ailleurs.
6. Regarder des images que le professeur amène en classe pour rendre le sujet concret.
7. Avoir du choix dans les travaux à faire.
8. Parler avec le professeur afin de faire valoir l'opinion étudiante. La classe est une famille
9. Avoir de la variété dans les activités. Il faut casser la routine et introduire le jeu également.
10. Il faut que le professeur soit humain et qu'il ait du plaisir avec le groupe.

mardi 8 octobre 2013

La phrase de la semaine nous vient du site L'Actualitté

C'est une phrase tellement entendue, qu'elle est en est venue à être galvaudée. (Je choisis de jolis mots n'est-ce pas?) La voici!

Réussir au sein du système scolaire est grandement facilité lorsque l'on a développé un goût prononcé pour la lecture.




Ainsi, à bien y regarder, même les Français relèvent des faiblesses chez leurs étudiant(e)s, de là cette campagne de mobilisation et de motivation pour la lecture. Comme le disait une publicité télé d'ici; imaginez chez nous!

vendredi 20 septembre 2013

Près de la moitié des adultes ne savent pas lire

La réponse du questionnement d'hier: comment reformuler la phrase syntaxiquement erronée?

Suggestion de réponse: En raison de ses blessures aux genoux et de son désir de passer davantage de temps avec sa famille, l'ancien Expo Vladimir Guerrerro, a décidé de prendre sa retraite.
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Voici ce que la journaliste Annie Matthieu a publié dans le journal Le Soleil le jeudi 18 septembre
(Québec) Près de la moitié, soit 49 %, des Québécois âgés de 16 à 65 ans sont incapables de lire la posologie d'un médicament, comprendre un article de journal ou décrypter les ingrédients inscrits sur une boîte de céréales. Devant ce constat alarmant, le Conseil supérieur de l'éducation demande au gouvernement d'inscrire la problématique du faible taux de littératie adulte au coeur de ses priorités.
«C'est énorme!» s'exclame le président du Conseil, Claude Lessard. Selon lui, même si cette statistique provient de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes réalisée en 2003, elle est toujours juste et doit préoccuper la société au même titre que le décrochage scolaire.
Les causes du faible taux de littératie adulte sont multiples. Selon l'avis de l'organisme rendu public aujourd'hui, l'école est en partie responsable. «Elle ne transmet pas des habitudes et un goût de la lecture qui perdurerait toute la vie», fait valoir M. Lessard, qui précise cependant que les étudiants fraîchement diplômés ne ressortent pas nécessairement des établissements scolaires illettrés. Le problème est plutôt qu'une partie de ceux-ci perdront leurs habiletés au fil des ans puisqu'ils n'auront pas stimulé «leur muscle de la lecture».
Transformation du monde du travail
D'autant plus, explique Claude Lessard, qu'autrefois, nombre de travailleurs n'avaient pas besoin de savoir lire pour exécuter leurs tâches quotidiennes. Mais avec les transformations dans le monde du travail, beaucoup d'entre eux doivent désormais intégrer les nouvelles technologies au boulot - comme un ordinateur -, ce qui requiert des compétences plus poussées en littératie. Finalement, le nombre d'immigrants qui ne maîtrisent pas suffisamment le français ou l'anglais fait hausser le nombre de Québécois qui ne possèdent pas les compétences suffisantes pour «comprendre et traiter l'information écrite».
Pour remédier à la situation, le Conseil supérieur de l'éducation donne en exemple la Suède, qui consacre beaucoup de ressources à la formation continue des adultes. Claude Lessard est d'avis que le Québec est capable de suivre cet exemple à la condition que tous les acteurs de la société mettent l'épaule à la roue.

mercredi 18 septembre 2013

Les études les moins pertinentes au monde: les gagnants sont ...

Voici ce que le journal La Presse a publié cette semaine sur son site web: un palmarès des études qui ne servent en rien l'humanité.


L'université américaine d'Harvard, qui chaque année récompense avec humour les découvertes de vrais chercheurs faisant rire et réfléchir, a remis ses anti-Nobel 2013 jeudi.

L'équipe grenobloise de Laurent Bègue (université Pierre Mendès-France) a reçu le prix de psychologie, pour une étude prouvant que plus on boit, plus on se trouve beau. L'étude était intitulée
Le Prix Anti-Nobel
«Beauty is in the eye of the beer holder», et réalisée en coopération avec les universités de Paris-Descartes, Paris-VIII, l'Université d'État de l'Ohio. Elle a été publiée l'an dernier dans le British journal of Psychology.
En médecine, le prix est allé à une équipe sino-japonaise, qui avait étudié les effets de l'opéra sur des souris ayant reçu une transplantation cardiaque.
Drôle, mais peu utile au quotidien, une étude a également reçu le prix de la probabilité, pour avoir montré que plus une vache est restée allongée longtemps, plus il est probable qu'elle se relèvera bientôt. Ses auteurs (Grande-Bretagne, Pays-Bas et Canada) ont aussi découvert que si une vache se relève, il n'est pas facile de savoir quand elle va se recoucher.
L'anti-Nobel (IG-Nobel) de la paix est lui allé à un vrai président, celui du Belarus Alexander Lukashenko, qui a déclaré illégal d'applaudir en public.
Dans la catégorie biologie et astronomie, le prix est allé à une équipe (Suède, Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Grande-Bretagne) qui avait montré que les scarabées bousiers, quand ils sont perdus, retrouvent leur chemin en regardant la Voie lactée.
Et en physique, il a été remis à des chercheurs italien (université de Milan), français, russe, suisse et britannique, ayant montré que certaines personnes seraient physiquement capables de courir sur la surface d'un étang... si celui-ci était sur la lune.
L'anti-Nobel de chimie a lui récompensé une équipe japonaise ayant découvert que le processus qui fait que les oignons font pleurer, est encore plus compliqué que les scientifiques ne le pensaient.
Les prix ont été remis à leurs gagnants par cinq vrais prix Nobel, Dudley Herschbach (chimie 1986), Roy Glauber (physique, 2005), Eric Maskin (économie, 2007), Sheldon Glashow (physique,  1979), et Frank Wilczek (physique, 2004).
Les gagnants, qui avaient voyagé à leurs frais, avaient 2 minutes pour leur discours de remerciement, et c'est une fillette de 8 ans qui, intransigeante, surveillait qu'ils restent dans le temps imparti.
C'était la 23e édition de ces prix annuels, remis à l'université d'Harvard à Cambridge, dans la banlieue de Boston. 
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.Est-ce que certains cours vous donnent l'impression d'être candidats aux prix anti-Nobel? Oh! que je suis impertinent! 

mardi 3 septembre 2013

Ma nostalgie hybride

Voici une image à mi-chemin entre l'été et l'école:


D'accord, je suis nostalgique.

Professeur Dom « où sont les piscines dont l'eau est chaude? » Collard.

mercredi 29 mai 2013

Une illusion dans une zone scolaire

Voici ce que le site Earth pics offrait hier dans son fil de nouvelles Twitter; une photographie d'une illusion d'optique dessinée sur la traverse des élèves devant leur école.

Vous reconnaîtrez sûrement les personnages que sont dans l'ordre Marcie, Lucy, Charlie Brown ( voilà la deuxième fois que je parle de lui cette session.), Snoopy et Woodstock.

Compte tenu que le Cégep de Jonquière possède aussi ses propres traverses de piétons et qu'il faut être très vigilant pour les emprunter, il me semblait que cette image était tout appropriée.

En toute honnêteté, serait-il intéressant de proposer cette idée aux administrateurs de notre école?

J'ai presque envie de leur envoyer l’hyperlien de mon billet.
- Prof Dom je suis plus génial qu'ils le croient. Collard.



vendredi 17 mai 2013

Une école qui fait peur à la population

    Peut-être avez-vous vu cette image qui circule sur Internet. Elle fait peur et c'est sans doute la note la plus effrayante du monde scolaire. Brrrrrr. -Professeur Dom Il faut tout relire et consulter un dictionnaire Collard


mercredi 1 mai 2013

Le Petit Érudit nous raconte...



Tiré du site www.lepetiterudit.com

Ils ne sont pas allés à l’école et pourtant…


mauvaise-notes
Plusieurs personnes ont marqué l’histoire sans avoir complété de hautes études. Comme cela est toujours intriguant, voici quelques-unes de ces personnes et un très bref résumé de leurs accomplissements.
Abraham Lincoln, président des États-Unis; il est allé à l’école seulement durant une année.
George Eastman, fondateur de Kodak puis multimillionnaire; il a abandonné l’école au secondaire.
Henry Ford, fondateur de Ford; il a arrêté l’école après le secondaire.
Ray Kroc, fondateur de McDonald’s; a quitté l’école durant le secondaire.
Walt Disney, fondateur de Walt Disney Company; il a quitté l’école à 16 ans.
Bill Gates, fondateur de Microsoft; a quitté Harvard pour fonder sa compagnie.
Albert Einstein, physicien; n’était pas tellement bon à l’école lorsqu’il abandonne le secondaire à 15 ans.
Colonel Sanders, fondateur de PFK; a quitté l’école primaire pour travailler et subvenir aux besoins de sa famille.
Il existe encore bien d’autres exemples de réussite. Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive, mais n’hésitez pas à faire vos recherches! ...et vos devoirs eux?


Cinéma !

Voici une vidéo de Walt Disney dans laquelle Goofy interprète un professeur. « Les professeurs sont des gens. » (Vidéo en anglais...le temps que je trouve une traduction!)


 

jeudi 18 avril 2013

La fin des lettres attachées?


Voici ce qu'écrivait une journaliste du Soleil Daphnée Dion-Viens, ce weekend dans l'édition web du journal. 

Crédit image: www.marceldidier.com

La fin des lettres attachées?

Dès la rentrée 2014, la majorité des petits Américains n'apprendront plus à écrire en lettres attachées. Les élèves apprendront toujours à écrire à la main en lettres scriptes, mais l'apprentissage des lettres attachées - la fameuse écriture cursive - sera remplacé par le clavier, qu'ils devront maîtriser à la fin du primaire, rapportait récemment l'Associated Press.
Il s'agit d'une façon de mieux outiller les enfants pour l'avenir, expliquait récemment Jill Camnitz, membre d'un conseil scolaire, au Wall Street Journal. «Nous tentons d'être réalistes. Les enfants ne peuvent pas tout apprendre, il fallait choisir», dit-elle.
Cette décision découle d'objectifs nationaux adoptés en 2010, qui précisent quelles sont les compétences que les enfants doivent acquérir sur les bancs d'école. Concernant l'utilisation des technologies, les élèves devront, à la fin du primaire, maîtriser le clavier de façon à produire des textes d'un minimum d'une page en une séance de travail. D'ici trois ans, les examens ministériels ne se feront plus sur papier, mais plutôt à l'écran.
Dans les rangs des élèves, la décision ferait plusieurs heureux, selon un sondage mené par le Junior Scholastic Magazine: 77 % des élèves interrogés pensent que les lettres attachées n'ont plus leur place à l'école, à l'ère de Facebook et des textos.

La fin d'une époque
Selon plusieurs, cet important chambardement dans les écoles américaines n'est qu'un pas de plus vers la fin de l'écriture manuscrite. Après tout, les textos et les aide-mémoire électroniques ont remplacé les Post-it et les listes d'épicerie griffonnées à la hâte, sur le coin du comptoir. Le courriel - ou le mur Facebook - règne en roi et maître dans notre vie de tous les jours. Même les cartes de Noël se sont fait détrôner par leur version électronique. Bref, le virage est amorcé et pourrait bien être irréversible.

C'est du moins ce que pense - et déplore - le romancier britannique Philip Hensher, auteur de l'essai The
Missing Ink: The Lost Art of Handwriting. Nous sommes arrivés « [...] à un moment de l'histoire où l'écriture manuscrite semble sur le point de disparaître de nos vies. Elle n'est aujourd'hui qu'une option communicationnelle parmi d'autres, et pas la plus attirante», écrit-il.

Même constat de la part de l'Américaine Kitty Burns Florey, dans son essai Script and Scribble: The Rise and Fall of Handwriting. Même si le problème n'est pas nouveau, l'auteure considère que nous avons atteint un point de non-retour. L'omniprésence du clavier dans nos vies quotidiennes a déjà signé l'arrêt de mort de l'écriture manuscrite, écrit-elle. Ou à tout le moins, de l'écriture cursive.

En 2006, seulement 15 % des étudiants qui ont passé les examens d'entrée des universités américaines ont rédigé leurs examens en ajoutant les barres sur les t et les points sur les i, à la fin de leurs mots. Tous les autres ont eu recours au script, peut-on lire.
Le jour où les rondeurs des lettres attachées ne pourront plus être déchiffrées par le commun des mortels n'est peut-être pas si lointain, ajoute Mme Florey.

Une génération d'analphabètes?
Avec l'abandon de l'écriture cursive sur les bancs d'école, une nouvelle forme d'analphabétisme pourrait donc voir le jour. Les enfants ne parviendront plus à déchiffrer les cartes de souhaits de leurs grands-parents. Les manuscrits rédigés au siècle dernier ne pourront être lus que par les archivistes et les conservateurs de musée.

D'ailleurs, depuis déjà quelques années, les Archives nationales américaines proposent au simple citoyen de «traduire» au clavier des manuscrits écrits à la main, donc généralement rédigés en lettres attachées. Le but : rendre les documents historiques «plus accessibles». «Les transcriptions aident à faire des recherches de même qu'à lire et comprendre le document», peut-on lire sur leur site Internet.
Crédit image: www.alainleduc.com
Il est en effet plus difficile de lire en lettres attachées si on a appris à écrire en script que l'inverse, affirme Marie-France Morin, professeure à l'Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de recherche sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture chez le jeune enfant.
Mais même si l'écriture cursive ne sera plus enseignée, les écoles américaines devraient tout de même enseigner aux élèves à déchiffrer le logo de Coca-Cola, ajoute-t-elle.
«L'école doit faire en sorte que les élèves soient capables de reconnaître tous les styles d'écriture. On n'écrit pas nécessairement en lettres majuscules, par exemple, mais on doit être capable de les lire», affirme-t-elle.

Retour en arrière?
Dans les écoles américaines, la décision d'abandonner l'écriture cursive est toutefois loin de faire l'unanimité. L'Indiana a été un des premiers États à mettre au rancart les lettres attachées, en 2011, mais le sujet est toujours d'actualité. En début d'année, une sénatrice a déposé un projet de loi qui vise à ramener cette forme d'écriture dans les écoles. Plus de 90 % des citoyens interrogés dans son district y seraient favorables.
Un revirement qui ne surprend pas beaucoup Andree Anderson, professeure en éducation à la Indiana University Northwest, jointe par Le Soleil.
«Ça s'est fait tellement rapidement, il y a deux ans, que le département d'éducation n'a même pas pris la peine de s'interroger sur les répercussions d'un tel changement. Selon moi, l'écriture cursive a encore sa place à l'école. Je ne serais pas surprise que l'État revienne sur sa décision.» Une histoire à suivre.
*****
Le Québec à contre-courant
Au Québec, l'écriture cursive est loin d'être en voie de disparition sur les bancs d'école. Au contraire, l'apprentissage en lettres attachées dès la première année gagne en popularité. Règle générale, les petits Québécois apprennent d'abord à écrire en script avant d'apprendre à lier leurs lettres un ou deux ans plus tard.

Or une des premières études québécoises sur le sujet a conclu, il y a quelques années, que ce «double apprentissage» était contre-productif, puisque les élèves passent plus de temps à apprivoiser le crayon qu'à améliorer leur syntaxe et leur orthographe.

Résultat: de plus en plus d'écoles optent désormais pour l'apprentissage de l'écriture cursive dès la première année, observe une des auteures de l'étude, Isabelle Montésinos-Gelet, professeur à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal. «De plus en plus, on passe au simple enseignement. Et très souvent, on opte pour la cursive», dit-elle.

À la commission scolaire de la Capitale, une réflexion est justement en cours à ce sujet. «En choisissant une seule méthode, l'objectif est d'automatiser plus rapidement le geste d'écriture pour passer à autre chose. L'art d'écrire, c'est aussi de transmettre un message cohérent», affirme Karine Dubé, conseillère pédagogique en français.Celle-ci considère que l'écriture cursive est la méthode qui «présente le plus d'aspects bénéfiques».
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Les bienfaits du crayon... et du clavier
L'écriture manuscrite ne disparaîtra pas de sitôt sur les bancs d'école, selon Marie-France Morin, professeure à l'Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de recherche sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture chez le jeune enfant.
«Les résultats de recherche montrent qu'il y aurait des avantages à écrire à la main comparativement au clavier», affirme-t-elle. Les enfants ont notamment plus de facilité à mémoriser les lettres de l'alphabet et à les reconnaître lorsqu'ils manient le crayon, ce qui peut donner un coup de pouce aux élèves qui en arrachent le plus.

«On a parfois des idées magiques liées à la technologie, dit-elle. Pour les élèves en difficulté d'apprentissage, le clavier peut représenter une difficulté supplémentaire à gérer. Au Québec, on a peut-être trop tendance à pallier les difficultés en écriture en mettant les enfants devant un clavier, alors que ce n'est peut-être pas ça, la solution.»

Déséquilibre?
Crédit image: Philippe Geluck - Le Chat
Mais d'autres croient, au contraire, que le crayon devrait laisser davantage la place au clavier. «Le manque de technologie à l'école, c'est un problème majeur. Il y a 95 % des jeunes qui apprennent avec les nouvelles technologies dans la vraie vie, mais à l'école, il y en a 95 % qui apprennent avec le crayon. Ça prend un juste équilibre», plaide Thierry Karsenti, professeur à l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication en éducation.
Ce dernier considère que le virage qui s'amorce dans les écoles américaines est «intéressant», tout en insistant sur l'importance de bien maîtriser les outils plutôt que de passer des heures à apprendre une méthode de doigté pour le clavier.«Quand je vois la vitesse à laquelle les jeunes envoient des textos... je me demande est-ce que les élèves ont vraiment besoin de ça?» lance-t-il.

M. Karsenti pense que les élèves devraient plutôt apprendre à réfléchir à l'aide du correcteur automatique d'un logiciel de traitement de texte, par exemple.«Au Québec, on s'obstine à ne pas utiliser les nouvelles technologies pour apprendre à mieux écrire, même si on se plaint de la qualité du français depuis des décennies. Avec un correcteur, l'élève reçoit un feedback (sic) pour chaque mot qu'il écrit. Il n'y a pas un prof sur la Terre qui peut battre ça. Le logiciel souligne les fautes et va amener l'élève à réfléchir, à se poser des questions au fur et à mesure qu'il écrit.»

L'ordinateur et les vertus du copier-coller permettent aussi, à un élève en pleine rédaction, de réorganiser ses idées plus facilement que s'il écrivait à la main, ajoute-t-il.Un avis partagé en partie par Isabelle Montésinos-Gelet, professeure à la Faculté des sciences de l'Université de Montréal. «Pour certains élèves, écrire est une souffrance. Certains écrivent peu, ils affinent peu leurs gestes et doivent faire plus d'efforts pour écrire, donc ils écrivent moins. C'est souvent perçu comme une fatalité», affirme-t-elle.

L'écriture au clavier leur permet de se sortir de ce cercle vicieux, ajoute la chercheuse. «Écrire à l'ordinateur,
c'est écrire. Le geste moteur n'est pas relié au maniement du crayon, mais le mécanisme est en quelque sorte le même. Ça ne règle pas tous les problèmes, mais l'ordinateur produit une écriture standardisée et lisible qui peut être plus valorisante pour certains élèves.»

Mais Mme Montésinos-Gelet ne pense pas qu'on atteindra bientôt un point de non-retour où les élèves n'auront plus besoin d'écrire à la main. «Bien sûr, on écrit de moins en moins à la main dans la vie courante. Mais ne plus apprendre à écrire au stylo serait se priver d'une immense ressource qui nous rendrait totalement dépendants de la machine.»
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Les réponses du quiz d'hier: 
Qui sont ces professeurs et / ou de quels films est-il question ici? 
Films:
1. Les Aventures d'Indiana Jones - Professeur Indiana Jones
2. Will Hunting - Professeur Sean Maguire
3. La Société des poètes disparus - Professeur John Keating
4. Les Aventures de Harry Potter - Minerva McGonagall
5. Les Choristes - Professeur Clément Mathieu
6. La Mystérieuse Mademoiselle C. - Mademoiselle Charlotte
7. Monsieur Lazhar - Professeur Bashir Lazhar
8. Dans la maison - Professeur Germain
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Le Blogue du Participe vient tout juste de passer les 4000 pages vues...et lues espérons-le. 

mercredi 17 avril 2013

Qui sont ces professeurs au cinéma?

Changement de rythme, voici un questionnaire fort court mais qui valorise le travail des professeurs.

Trouvez qui sont ces profs ou quel est le film dans lequel ils ont joué :

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Voilà! Les réponses seront données probablement demain dans le nouveau billet du Participe. Bon cinéma! 

vendredi 22 mars 2013

Qu'est-ce que je viens de dire?

Petit vendredi matin où j'aimerais un peu de musique. La contrainte est d'en trouver une qui parle au moins d'école. Attendez un peu que je rassemble mes esprits. Ah! ça nous prend le maître des mots français, à savoir Francis Cabrel. Mais qu’est-ce que je viens de dire?



Qu'est-ce que je viens de dire? (Francis Cabrel) 
Dans la salle de classe personne ne murmure
Juste le morceau de craie sur le morceau de mur
J'étais mieux chez moi, que dans ces livres d'histoire
Et la voix dedans me dit « Tout va bien... »
Dans les rangées du haut, on conjugue le futur
Et moi j'apprends la géo sur les plaques des voitures
J'ai bien fait de m'asseoir à côté des fenêtres
Et la voix dedans me dit « Tout va bien, t'as la tête ailleurs »
Jusqu’à ce que ce fou vienne hurler dans les haut-parleurs

Rêveur, qu'est-ce que je viens de dire ?
Rêveur, qu'est-ce que je viens de dire ?

J''étais ailleurs, ailleurs
J'avoue que j'étais ailleurs
Ailleurs

Nettoyer la boue dans les trous des vestes « kaki »
Eviter les coups et les balles au bout des fusils
J'ai les mains glacées dans la cour immense
Et la voix dedans me dit « tout va bien »

Mais y'a quelqu'un qui appelle entre les tourelles des chars
Y'a le doigt qui vise une tête prise au hasard
Je dormais mieux chez moi que sur ces paquets de sable
Et la voix dedans me dit « Tout va bien, t'as la tête ailleurs »
Jusqu’à' ce que ce fou vienne hurler dans les haut-parleurs

Qu'est-ce que je viens de dire ?
Qu'est-ce que je viens de dire ?

J'étais ailleurs, j'étais ailleurs
J'avoue que j'étais ailleurs...ailleurs...

Aujourd'hui encore j'ai les yeux qui voyagent
Mais personne ne me d?range, on dit « il cherche des images »
« Et comment voulez-vous qu'il arrive à écrire
Si vous faites tout ce bruit autour ?
tout ce bruit autour... »

On se sent mieux après tout ça non?
Source: http://www.lyricsmode.com/l

dimanche 17 mars 2013

La fin de semaine RTL ; Alain Souchon - J'ai dix ans

Un dimanche tout en musique : Alain Souchon chante « J'ai dix ans »  en concert dans les studios de RTL. Hourra! « J'ai dix ans / Je vais à l'école / Et j'entends / De belles paroles / [...] / Si tu m'crois pas hé / T'ar ta gueule à la récré / » Je me cherchais justement une excuse pour ajouter un peu de musique à ce blogue « [...] question de refaire chanter cet univers encore une fois.» (cf. M.Vertigo - Paul Auster) et voilà qu'apparaissent l'école et les cours de récréation dans les paroles de la chanson d'Alain Souchon intitulée « J'ai dix ans » . Quel bonheur non? D'ailleurs, vous commencez à vous douter que j'aime beaucoup le Français hein?  Mais, il reste une question; que veut bien dire ce « T'ar » du vers de Souchon?
a) C'est un synonyme du juron « Tabernacle »
b) C'est une menace des cours de récréation
c) C'est une syncope de l'expression  « Tu as l'air »

La réponse après la vidéo et les paroles retranscrites.
- Professeur C.


J'ai dix ans
J'ai dix ans
Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans
Laissez-moi rêver que j'ai dix ans
Ça fait bientôt quinze ans que j'ai dix ans
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

J'ai dix ans
Je vais a l'école et j'entends
De belles paroles doucement
Moi je rigole, cerf-volant
Je rêve, je vole
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

Le mercredi je m'balade
Une paille dans ma limonade
Je vais embêter les quilles a la vanille
Et les gars en chocolat

J'ai dix ans
Je vis dans des sphères ou les grands
N'ont rien à faire, je vois souvent
Dans des montgolfières des géants
Et des petits hommes verts
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

J'ai dix ans
Des billes plein les poches, j'ai dix ans
Les filles c'est des cloches, j'ai dix ans
Laissez-moi rêver que j'ai dix ans
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

Bien cache dans ma cabane
Je suis l'roi d'la sarbacane
J'envoie des chewing-gum  mâchés à tous les vents
J'ai des prix chez le marchand

J'ai dix ans
Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans
Laissez-moi rêver que j'ai dix ans
Ça fait bientôt quinze ans que j'ai dix ans
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré
Si tu m'crois pas
T'ar ta gueule
A la récré
T'ar ta gueule
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* b) C'est une menace des cours de récréation ou pour plaisanter entre connaissances après une moquerie non méchante popularisée par ...Alain Souchon

vendredi 15 mars 2013

En attendant Luchini

Luchini chez RTL ; Fabrice Luchini est un de mes comédiens préférés. Comme il joue dans un film sorti en octobre dernier, ( et que nous sommes toujours en retard de ce côté-ci de l'étang qu'est l'océan Atlantique) j'ai pensé vous faire connaitre de ce dont il est question dans ce long métrage (travaillez les synonymes dans vos copies) qui met en scène la relation entre un professeur et un élève dans une école française. Sans plus tarder, voici la promo de l'oeuvre cinématographique Dans la maison. - Professeur C.



mardi 19 février 2013

La phrase de la semaine - Pennac



« Une bonne classe, ce n'est pas un régiment qui marche au pas, c'est un orchestre qui travaille la même symphonie. »

- Daniel Pennac dans Chagrin d'école

lundi 18 février 2013

Encore un livre qui parle d'orthographe!



Décidément, le rôle du mauvais élève devenu référence en éducation a le vent dans les voiles ces derniers jours dans le blogue du Participe. En effet, aujourd'hui, 18 février, on commence la semaine avec une découverte ou une suggestion lecture du livre de Daniel Picouly qui selon la journaliste Andrée LeBel de La Presse est « [...] un petit livre charmant, joliment écrit, qui respire l'authenticité. Daniel Picouly, issu d'un milieu populaire, avec 12 frères et soeurs, se souvient des ses premières années scolaires alors que l'orthographe était sa bête noire.

Devenu professeur et écrivain, il est invité à son ancienne école. Sans complaisance et surtout sans succomber à la tentation de faire la morale, il jette un regard plein de tendresse sur l'année de ses dix ans.Ce livre est un baume pour les parents qui désespèrent de l'avenir de leurs enfants aux prises avec des difficultés scolaires.


Daniel Picouly est écrivain, scénariste et animateur
télé de l'émission Café Picouly...en plus d'avoir une
gueule de rock star, trouvez pas? 
Un élève qui multiplie les fautes d'orthographe peut très bien réussir sa vie d'adulte. Et même devenir un excellent professeur comme Picouly, qui fait preuve de compassion envers ses élèves les moins doués.
La forme du livre est originale, l'écriture, alerte, et il s'en dégage beaucoup de fraîcheur. Des réflexions d'une grande justesse sur l'apprentissage sont livrées avec beaucoup d'humour dans ce texte que l'auteur interprète également sur scène comme un long monologue.
C'est un livre plein de générosité. Daniel Picouly est l'auteur de nombreux succès dont L'enfant léopard (prix Renaudot 1999). » 
Avec tant d'idées en lien avec le livre de Pennac et à seulement 124 pages, il faut avouer que la tentation est grande d'aller feuilleter cette autre vision de l'école française. - Professeur C.
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Le concours du Participe autour des mots croisés est toujours en vigueur et le sera jusqu'au retour de la mi-session, à savoir le lundi 11 mars 2013. Rendez-vous sur le lien précédent, téléchargez la grille des mots croisés, imprimez-là. Une fois complétée, il vous suffit de venir la porter dans les locaux du Participe. Bonne chance! 

jeudi 14 février 2013

Lecture en cours... Chagrin d'école!

Chagrin d'école de Daniel Pennac. J'adore
ces images où la toile de fond floue imite
les émissions littéraires professionnelles.
Ne trouvez-vous pas?
Pour mon cours intitulé Tutorat, et particulièrement pour mes élèves en Sciences, lettres et arts, nous nous sommes proposés le livre de Daniel Pennac Chagrin d'école. Voilà là où nous en sommes. Vous désirez en connaître un peu plus? Voici un court résumé qu'on peut retrouver sur le merveilleux site www.evene.fr :


« Non! pas un livre sur les cancres, sur la douleur de ne pas comprendre et ses dégâts collatéraux ! »

Chagrin d'école, dans la lignée de Comme un roman, aborde la question de l'école du point de vue de l'élève, et en l'occurrence du mauvais élève. Daniel Pennac, ancien cancre lui-même, étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d'angoisse et de douleur. Le livre mêle les souvenirs autobiographiques et les réflexions sur la pédagogie, sur les dysfonctionnements de l'institution scolaire, sur le rôle des parents et de la famille, sur le jeunisme dévastateur, sur le rôle de la télévision et des modes de communication modernes, sur la soif de savoir et d'apprendre qui, contrairement aux idées reçues, anime les jeunes d'aujourd'hui comme ceux d'hier.

-Professeur C. 

P.S. N'oubliez pas que le concours du Participe du Cégep de Jonquière se déroulera jusqu'au retour de la mi-session. Nous dévoilerons le gagnant le lundi 11 mars.