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mardi 10 décembre 2013

L’EUF : un, deux, trois… prêt, très prêt, j’y vais!


L’EUF : un, deux, trois… prêt, très prêt, j’y vais!
Par : Joanie Fortin, future enseignante de français au secondaire et stagiaire au Participe
Il ne reste plus que quelques jours avant le jour fatidique : le fameux 18 décembre. Ne paniquez surtout pas. Pour ceux qui ne l’auraient pas fait, je vous invite à lire ma chronique précédente, intitulée L’épreuve uniforme de français : du stress à la confiance, au http://leparticipe-cj.blogspot.ca/2013/10/lepreuve-uniforme-de-francais-du-stress.html. Elle contient plusieurs site Internet de référence au sujet de l’Épreuve uniforme de français, ainsi que des conseils de préparation. Encore une fois ici, mes conseils seront dirigés vers la rédaction dudit examen obligatoire pour l’obtention de votre diplôme. Cette chronique constitue donc un complément à la première.
Avant toute chose, je vous rappelle qu’il vous faut connaître les types d’erreurs que vous avez tendance à commettre dans vos productions. Faute avouée à moitié pardonnée, dit le dicton. Après avoir mis le doigt sur vos erreurs les plus fréquentes, donnez-vous des stratégies. Par exemple, Manche de pelle sait qu’il a l’habitude de ne pas accorder correctement le verbe avec le sujet. Alors, lorsqu’il rédige, il souligne ses verbes pour se rappeler de se poser la question : « Qui est-ce qui ou qu’est-ce qui fait l’action du verbe? » Sa stratégie d’autocorrection est donc facilitée par cette démarche.
Devant le sujet de la rédaction
La compréhension du sujet est une étape cruciale pour votre réussite.
1-      Analysez la question ou l’énoncé du sujet : repérez les éléments essentiels qui la composent.
2-      Recherchez dans le dictionnaire les principaux mots et vérifiez-en le sens.
3-      À partir des définitions retenues, faites-vous une banque de mots et expressions.
4-      Pour les mots-clés, trouvez des formulations équivalentes, des synonymes, des antonymes, ainsi que des mots de même famille pour enrichir votre vocabulaire.
*C’est à l’intérieur de l’introduction et de la conclusion que sera apparent le respect du sujet de rédaction. Assurez-vous que les éléments du sujet s’y retrouvent de façon explicite.
Repérage et annotation
Les marqueurs de couleurs vous permettent de mettre en évidence tous les passages qui serviront votre argumentation. Vous pouvez utiliser deux couleurs différentes pour identifier vos arguments reliés au pour et vos arguments reliés au contre.
Inscrivez dans les marges des mots-clés reliés aux aspects à développer. Ce repérage vous permettra de bâtir facilement un plan détaillé, car vous n’aurez qu’à regrouper et à ordonner les éléments de contenu identifiés en marge.
Développement
Assurez-vous que la première phrase de chaque paragraphe de développement annonce clairement l’idée principale développée à l’intérieur de ce paragraphe et que tous les paragraphes répondent à la question de départ.
 Gérez votre temps
Scindez votre période d’examen selon les tâches que vous avez à faire. Prévoyez du temps pour chacune des étapes : analyse de la question et des textes, rédaction, transcription, correction etc,.
Trois ouvrages de référence, oui, mais lesquels?
Un dictionnaire
Plusieurs types de dictionnaire composent l’univers de la lexicographie :
Dictionnaire de la langue
 Le Nouveau Petit Robert 1. Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française
C’est sans doute le plus complet et le plus utile pour la rédaction. Il propose des définitions de plusieurs notions littéraires : courants, mouvements, tendances, périodes, genres, procédés, figures.
Dictionnaire encyclopédique
Le Petit Larousse illustré
Les définitions qu’il contient s’intéressent plus particulièrement au référent du mot, c’est-à-dire au concept, à la réalité du monde désignée par le mot, d’où son caractère encyclopédique. Ainsi, ce dictionnaire vous est utile surtout pour sa section des noms propres et non pour sa définition du mot. Toutefois, il est moins complet que le Petit Robert 2.
Dictionnaire des noms propres
Le Petit Robert 2. Dictionnaire universel des noms propres, illustré
Les noms propres vous sont utiles pour appuyer ou enrichir vos connaissances littéraires : biographie d’auteurs, informations sur les périodes, les courants et les œuvres, informations historiques, etc.
Dictionnaire de correction langagière
Le Multidictionnaire de la langue française de Marie-Éva de Villers, Québec-Amérique
C’est le plus complet des dictionnaires de difficultés et le mieux adapté aux usagers québécois. On y trouve notamment des tableaux portant sur les notions grammaticales, les marqueurs de relation (connecteurs) et les tableaux de conjugaison.
Le Guide de conjugaison Bescherelle est aussi un ouvrage utile, mais puisque la conjugaison est incluse au Multi, il serait peut-être plus avantageux pour vous de diversifier vos ouvrages en les choisissant selon leur particularités sur le plan du contenu.
À vous de choisir ceux qui vous seront utiles parmi ceux-ci pour former votre trio gagnant.
Vous êtes prêts. Bon succès!
-30-


dimanche 21 avril 2013

Le curriculum vitae



                        Rédaction d’un curriculum vitae


Par Marie-Ève Girard, stagiaire au Participe

L’été arrive à grands pas et pour beaucoup d’entre vous commencent la recherche d’emploi. Vous irez distribuer vos curriculum vitae, espérant un retour d’appel de la part de l’employeur.

Le CV est un résumé de votre formation, de votre expérience professionnelle, de vos réalisations, de vos compétences et de vos aptitudes. Ce document parle à votre place : c’est la première impression que l’employeur aura de vous. Il doit convaincre que vous êtes le bon candidat pour le poste à combler. Un seul coup d’œil à un CV offrant une mauvaise présentation et le document finira surement à la poubelle. Alors, il va sans dire qu’il doit être rédigé dans un style simple et clair et que les fautes d’orthographe et de grammaire doivent en être exemptes. 

Le CV ne devrait pas faire plus de deux pages et si possible, une seule. Il faut cibler efficacement les informations que vous souhaitez transmettre. Une énumération trop longue des emplois précédents n’ayant aucun lien avec le poste désiré en découragera la lecture. Mettre l’accent sur les trois derniers emplois occupés ou sur ceux en relation plus directe avec l’emploi postulé est suffisant. Voici les informations qu’un CV devrait contenir :

  •    la formation (diplômes scolaires et activités de perfectionnement);
  •    les expériences de travail en relation avec le poste convoité; 
  •     le titre des postes occupés; 
  •     la période passée à chacun de ces postes; 
  •     le nom des entreprises ou des organismes employeurs; 
  •     les réalisations; 
  •    les langues maîtrisées. 

Certaines informations peuvent être mentionnées si cela est pertinent :

  •   le travail bénévole; 
  •   les bourses et les prix reçus;
  •     les connaissances techniques particulières.

Cependant, certaines informations ne doivent jamais figurer sur un curriculum vitae, que ce soit pour une raison de sécurité ou pour éviter de causer un préjudice lors de la sélection des candidats. Il s’agit :

  •   du numéro d’assurance sociale; 
  •   de l’âge et de la date de naissance; 
  •   de la taille et du poids; 
  •   de la nationalité; 
  •   de la religion.

On recommande également d’éviter d’insérer une page titre, d’imprimer sur le verso des feuilles, d’ajouter sa photo (sauf sur demande), de plier le curriculum vitae et de le signer. La présentation visuelle et matérielle du CV est généralement simple, sobre et aéré. Le document doit être agréable à lire et facile à consulter, sa lecture doit être fluide.

Enfin, lorsque vous appliquez pour un emploi que vous souhaitez ardemment décrocher, rédiger une lettre de motivation pour accompagner le CV est un petit plus que certains employeurs remarqueront. Cette lettre a pour but de susciter l’intérêt de l’employeur, de telle sorte qu’il s’attardera plus longuement sur la lecture du CV et désirera rencontrer le candidat. Il est question ici de démontrer votre intérêt pour un emploi en particulier ; en effet, une lettre de motivation rend la candidature plus personnalisée. 

Bonne recherche d’emploi!







Source : GUILLOTON, Noëlle, et Hélène CAJOLET-LAGANIÈRE (2005). Le français au bureau, 6e éd. rev. et augm. par Noëlle Guilloton et Martine Germain, Sainte-Foy, Les Publications du Québec. 754 p. 


lundi 15 avril 2013

Le joual

Par Marie-Ève Girard, stagiaire au Participe

Michel Tremblay, dramaturge québécois. Crédit photo: www.lapresse.ca
Vous souvenez-vous de la dictée diagnostique qui vous a été donnée en début de session? Il y était question de l’auteur Michel Tremblay et de son œuvre, qui met en avant-plan le joual, un sociolecte1 québécois.



Le terme « joual » fait son apparition dans les années 1930 un peu partout au Canada francophone et ailleurs. À l’époque, le mot sert à ridiculiser des gens appartenant à une certaine classe sociale, qui prononcent « joual » au lieu de « cheval » par manque d’éducation ou par goût.2 Comme vous l’avez sans doute remarqué, il existe deux variations de français au Québec : il s’agit du français international ou encore du français écrit, et du français oral aussi appelé plus communément le français québécois. Le français international est le français qui nous est enseigné dans les établissements scolaires, celui qui est utilisé dans les livres, bref il s’agit d’un français dépourvu de toute connotation et qui demeure le même peu importe le pays francophone d’origine de son locuteur. Le français québécois, quant à lui, est la variété de la langue française parlée par la majorité des Québécois. Il est empreint de certaines particularités linguistiques telles que la disparition du ne précédant le pas dans un énoncé négatif (« Je ne parle pas. » sera dit « Je parle pas. ») et l’ajout de la particule tu lorsqu’on pose une question directe (« Tu y vas-tu? »), pour n’en nommer qu’une infime partie.

Le français québécois lui-même se déploie en un éventail de variétés régionales et l’une d’elle est le joual. Il s’agirait d’une variété issue de la culture populaire urbaine de la région de Montréal. Le joual possède des particularismes phonologiques, lexicaux et morphosyntaxiques proches de ceux de certaines régions de la France (au nord de Bordeaux et à l’ouest de Paris). Les a du joual sont prononcés à l’arrière de la cavité buccale, ce qui les rapproche plus du son o. La diphtongue3 y est fréquente et on y trouve des prononciations telles que moé pour moi et artourner pour retourner.

À partir de 1950, le joual a tranquillement gagné des lettres de noblesse. Certains locuteurs en ont fait leur orgueil, blason de leur fierté d'être Québécois.  L'un des artistes le plus connu de ce courant est nul autre que Michel Tremblay, qui a intégré le joual à ses pièces de théâtre. À l’époque, les normes du théâtre canadien-français étaient basées sur l’élitisme et Michel Tremblay a courageusement brisé les conventions de l’époque en restant authentique et fidèle, jamais honteux, face à la réalité québécoise.
Tintin parle aussi le joual depuis 2009 dans l'une des
 nombreuses traductions de l'oeuvre de Hergé. Crédit image:
http://journalmetro.com/culture/19121/des-le-21-octobre-tintin-parlera-le-joual/

Plusieurs écrivains et artistes québécois s’en sont servis comme véhicule de leur pensée artistique. Le joual a même gagné, au cours d’une certaine époque, une valeur identitaire. 

Aujourd’hui, la définition du terme joual est en flottaison. De nombreux débats linguistiques s’attardent sur le sujet, qu’ils proviennent de Georges Dor4 qui le perçoit de manière très péjorative ou de Marty Laforest5 qui en offre une vision plus compréhensive axée sur des recherches rigoureuses. Quoi qu’il en ressorte, souhaitons simplement que les Québécois prendront un jour conscience de la richesse et de l’unicité de leur variété de français et cesseront de souffrir d’insécurité linguistique.


 _________________________________________________________________________________
1 En linguistique, un sociolecte est le parler d'un groupe social, d'une classe sociale ou de toute catégorie se distinguant par une « culture intime ».

2André Laurendeau, éditeur en chef du quotidien Le Devoir.

3Une diphtongue est une voyelle dont le point d'articulation varie entre deux sons de base pendant sa réalisation. Ex : Ma maère au lieu de ma mère.

4Dor, Georges. Anna braillé ène shot (Elle a beaucoup pleuré). Éd. Lanctôt, 1996,191 p.

5Laforest, Marty. États d’âme, états de langue, essai sur le français parlé au Québec, 1997, Nuit blanche éditeur, 143 p.


dimanche 10 février 2013

Les chevals existent-ils?


par Marie-Ève Girard, stagiaire au Participe


Image tirée du site www.dragonfantasy.centerblog.net
Il m'est arrivé tout récemment d'avoir une discussion avec mon jeune frère de 18 ans dans laquelle le mot chevals est arrivé sur le tapis. Pleine de bonne volonté j’ai alors rectifié : « Chevaux! ». Je me suis rapidement fait dire que le terme chevals, c'est-à-dire le pluriel du mot cheval était maintenant accepté.

Faites-vous partie de ces gens qui ont entendu ou qui entretiennent cette légende? Navrée de vous le dire, mais ce terme possédant tout de même un certain charme ne fait toujours pas partie de la norme de la langue française et pourrait vous valoir une faute dans votre prochaine rédaction. La légende va même parfois jusqu'à stipuler que tous les pluriels se terminant en -aux traditionnellement seraient désormais acceptés et valides en -als.

Cette légende remonterait jusqu'aux années 1980. L'Acamédie française serait à l'origine de ce changement, ayant brièvement accepté le pluriel -als pour les mots se terminant en -aux. Cependant, une brève recherche nous permet de constater l'absence d'une telle proposition et le dernier dictionnaire de l'Académie s'en tient toujours aux bons vieux chevaux.

L'Académie française. Image tirée du site dpov.fr.
Une autre piste mettrait également la faute sur la réforme de l'orthographe proposée en 1990. Il est bien vrai que ces rectifications orthographiques ont fait disparaitre certaines incohérences dans la langue française afin de la rendre plus transparente, mais le pluriel en -aux ne faisait pas partie de ces rectifications.

Le mythe de chevals semblant être particulièrement actif au Québec, certains ont pensé qu'une autorité québécoise en matière de langue pourrait en être à l'origine. L'Office québécois de la langue française nous rappelle cependant avec véhémence que le pluriel de cheval est encore et toujours chevaux. D'ailleurs, selon l‘Office, cette graphie serait due à une erreur de la part des moines copistes médiévaux :


Cheval devient chevaux au pluriel en raison de l'évolution historique du mot. Au cours du
passage du latin aufrançais, la consonne l suivie d'une autre consonne, en l'occurrence le s
du pluriel, s'est transformée enu (prononcé ou). On avait donc chevaus comme pluriel de
cheval. C'est le même phénomène qui a faitque alba est devenu aube, prononcé à l'époque aoube.


De plus, pour transcrire la finale us de chevaus, on utilisait un signe abréviatif qui ressemblait à notre
x et que les scribes par la suite ont confondu carrément avec le x lui-même. On a donc eu la graphie
chevax. Lescopistes ont ensuite rétabli le u qu'on croyait avoir oublié, ce qui a donné la graphie que
nous connaissons encore maintenant : chevaux.1

Le ministère de l'Éducation du Québec est lui aussi nommé comme instigateur de ce changement.
La rumeur est fausse, mais peut-être que l'épreuve de français écrit de 1998 a contribué à l'alimenter.
En effet, parmi les textes fournis par le ministère se trouvait un poème de Michel Garneau provenant du
recueil Les petits chevals amoureux. Dans ce poème figuraient des mots tels que chevals et animals
employés ainsi dans ce contexte pour créer un effet de style. Il est probable que certaines personnes
auraient alors conclu que ces pluriels inhabituels étaient désormais acceptés par le ministère de
l'Éducation du Québec.

Voici donc un mythe démenti. La graphie chevals n'est acceptée par aucune institution linguistique; 
continuez alors d'écrire chevaux mais n'oubliez pas : festivals, bals, carnavals, banals, navals, natals 
et fatals!
Crédit photo: www.hopela.com












1 Banque de dépannage linguistique, Office québécois de la langue française, 
http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=1554



Source : Druide Informatique, enquêtes linguistiques : questions épineuses et curiosité étymologiques

jeudi 17 janvier 2013

Les ressources Internet

Les ressources Internet

 Par Marie-Ève Girard, stagiaire au Participe


Janvier, les fêtes sont trop tôt terminées, et une autre session commence déjà... Êtes-vous en train de grincer des dents à la seule pensée de toute la rédaction qui vous attend? Si c'est le cas, continuez la lecture de cette chronique. Il sera question ici de multiples ressources Internet accessibles à tous, qu'il s'agisse d'un logiciel de correction, de références linguistiques, d'exercices, ou tout simplement d'articles pour le plaisir de lire sur des faits de langue.

Logiciel de correction

 

Antidote
Antidote n'est pas un correcteur informatique ordinaire. Développé par une entreprise québécoise, il allie de multiples dictionnaires et guides linguistiques. Ce logiciel disponible sur les postes informatiques du Cégep de Jonquière ne fait pas que réviser vos textes, il vous fournit également des explications sur les corrections proposées. Antidote prend aussi en charge des aspects plus délicats tels que les tournures de phrase difficiles et les répétitions. N'oubliez pas cependant de toujours réviser votre texte par la suite; un ordinateur ne vaudra jamais votre tête, le logiciel ne sert qu'à éliminer une partie des erreurs!

Pour plus d'informations : http://www.druide.com/antidote.html 

Références

 

Office québécois de la langue française
Le site Internet de l'Office québécois de la langue française allie deux outils de références. La banque de dépannage linguistique (BDL) offre des réponses claires aux questions que l'on peut se poser lors de la rédaction d'un texte, telles que «Conseillère d'orientation ou conseillère en orientation?» ou "Tout ou tous?". Les réponses sont toujours accompagnées d'une explication nous permettant de mieux saisir le problème par la suite.

Le grand dictionnaire terminologique (GDT), quant à lui, est un dictionnaire en ligne spécialisé qui comporte des milliers de définitions et de traductions françaises de termes techniques et scientifiques. Si vous rédigez un texte sur un domaine pointu pour lequel il existe une terminologie propre, cet outil vous sera indispensable. 


Profil TIC
Il est agréable de remettre un travail bien rédigé, mais qu'en est-il de la mise en page? Si comme moi vous avez plus ou moins la fibre informatique, ce site Internet mis sur pied au Cégep de Jonquière même vous éclairera. Il est question de marges, d'interlignes, d'alinéas et de toutes ces normes de mise en page bien utiles à savoir lorsque vient le temps de remettre un travail.


Dictionnaire de synonymes
Ce dictionnaire de synonymes en ligne, mis sur pied par le laboratoire CRISCO de l'Université de Caen, regorge de mots divers pour vous aider à éviter les répétitions ennuyantes lors de la rédaction de vos textes. Impressionnez vos professeurs avec des mots tels que "boustifailler" et "rigolbocher".


Nouvelle orthographe
La nouvelle orthographe est-elle pour vous une secte mystique dont vous entendez parler ici et là? Pour vous informer ou en observer quelques règles, voici un site Internet très complet. Plus de détails sur la nouvelle orthographe suivront au cours de la session dans une prochaine chronique linguistique.


Le conjugueur
Tel un bon vieux bescherelle, mais en ligne, le conjugueur est à votre disposition pour accorder tous ces verbes difficiles dans tous les temps possibles. 


Exercices

 

CCDMD
Le Centre collégial de développement de matériel didactique (CCDMD), développé par le collège de Maisonneuve, est une ressource informatique mettant à votre disposition de multiples exercices portant sur divers aspects difficiles de notre langue. Pour s'exercer avant un examen, ou simplement pour se perfectionner, imprimez un des nombreux documents crées expressément pour vous.

Adresse Internet : http://www.ccdmd.qc.ca/fr/ 

Quelques sites pour le plaisir, en rafale...


Comme il n'y a pas que le travail et les devoirs dans la vie, voici quelques sites pour satisfaire vos folies langagières durant les journées mornes de cet hiver.

Pour lire sur des aspects intéressants de la langue, sur des enquêtes linguistiques ou pour trouver le prochain fait à dire qui impressionnera vos amis...

Radio-Canada, le français au micro : http://www.radio-canada.ca/radio/francaisaumicro/

Pour satisfaire votre curiosité sur l'origine de la langue ou de l'écriture à l'aide d'un site très bien fait et qui offre une expérience agréable...

L'aventure des écritures : http://classes.bnf.fr/ecritures/


mercredi 28 novembre 2012

La majuscule


La majuscule

Par Amélie Labeaume, stagiaire au Participe

Il vous est parfois difficile de savoir quand il est approprié de mettre une majuscule? Lisez ce qui suit et vous aurez sans doute moins de difficulté avec cet aspect de la langue!


Bâtiments, lieux publics

De façon générale, les noms de bâtiments et de lieux publics s’écriront avec une majuscule lorsqu’ils dénomment quelque chose à caractère évocateur dont la signification est différente du nom habituel.

                le Biodôme

                le Colisée

De plus, lorsque le bâtiment à dénommer contient deux mots ou plus, il est d’usage de mettre une minuscule au nom générique (celui qui nomme en général) et une majuscule au(x) nom(s) spécifique(s).

                le complexe Desjardins

                la tour Eiffel

                l’aréna Maurice-Richard

Dans certains cas, le nom générique peut être précédé d’un adjectif.  L’adjectif devra alors s’écrire également avec une majuscule initiale.

                le Grand Théâtre de Québec

Œuvres littéraires et artistiques

Pour ce qui est des œuvres littéraires et artistiques, le premier mot de l’œuvre doit s’écrire avec une majuscule initiale, et ce, peu importe la nature de ce premier mot (nom, déterminant, etc.).

                Les belles-sœurs, de Michel Tremblay

                Hommage à Rosa, de Jean-Paul Riopel

Lorsque le titre de l’œuvre contient deux éléments unis par « ou », le premier mot de l’œuvre prendra la majuscule initiale, ainsi que le premier mot suivant le « ou ».

                Julie ou La nouvelle Héloïse, de Jean-Jacques Rousseau

Lors d’écriture de textes, il nous arrive d’introduire un titre d’œuvre par « au, aux, des, du », alors que ce ne sont pas par ces mots que ces titres débutent. Dans ce cas, nous devons écrire le premier mot cité avec une majuscule initiale.

                Anne Hébert a signé mon exemplaire du Tombeau des rois.

Peuple, race, habitant

Lorsque dans nos écrits nous mentionnons un peuple, une race ou des habitants, nous devons déterminer la nature de ces mots  dans notre phrase. Si ces mots sont des noms, ils doivent prendre une majuscule initiale. Si, par contre, ces mots sont employés comme adjectifs, aucune majuscule ne doit être utilisée.

                Les Belges fabriquent d’excellents chocolats. (nom)

                J’ai rencontré un Canadien français lors de mon dernier voyage. (nom, adjectif)

                Ma belle-famille espagnole est tombée sous le charme canadien-français*. (adjectifs)

*Il est important de noter que lorqu’il est adjectif, canadien-français s’écrit avec un trait d’union. Par contre, lorsqu’il est nom, aucun trait d’union ne relie le nom (Canadien) et l’adjectif (français).

Lorsque le nom de peuple est composé de deux mots unis par un trait d’union, ces deux mots prendront une majuscule initiale.

                Ginette admire l’attitude des Anglo-Saxons. (nom)


Tous les exemples cités ont été tirés du le site Internet de la Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française (http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/bdl.html).

jeudi 27 septembre 2012

L'emploi des pronoms relatifs


L’emploi des pronoms relatifs

Par Amélie Labeaume, stagiaire au Participe

Lors de l’écriture de vos travaux, il est important d’employer les bons mots pour référer aux concepts déjà introduits.  Certains mots qui font ce lien sont les pronoms relatifs. Il n’est pas aisé d’utiliser chaque pronom au bon endroit et à bon escient dans un texte. Voyez vous-mêmes la place de chacun, et conservez ce document à portée de main lors de la rédaction de vos travaux!

Qui


Le pronom relatif « qui » est employé lorsqu’il a la fonction de sujet ou de complément indirect du verbe.

Exemples :

Le serveur à qui j’ai parlé était très poli. (Complément indirect du verbe)

La femme qui m’a servi avait de beaux souliers. (Sujet)

Que


Le pronom relatif « que » s’emploie seulement lorsqu’il a la fonction de complément direct du verbe ou d’attribut du sujet.

Exemples :

Donne-moi les pommes que tu as cueillies.            Tu as cueilli quoi? : que mis pour « les pommes » donc complément direct du verbe.

Affecté que j’étais par l’alcool, je ne compris rien de la blague. (attribut du sujet)

Quoi


Le pronom relatif « quoi » s’emploie lorsque l’antécédent est « cela ».

Exemple :

C’est ce à quoi je voulais en venir. = C’est cela. + Je voulais en venir à cela.

Dont


Le pronom relatif « dont » s’utilise pour remplacer un antécédent introduit par la préposition « de ».

Exemples :

Il raconta l’histoire dont il avait été témoin.               Être témoin d’une histoire

Les étudiants dont je te parlais sont plus doués que je ne le croyais.            Je te parlais de quelqu’un

Le professeur dont il se souvient avait un drôle d’accent.          Se souvenir de quelqu’un

 


Le pronom relatif « où » est employé pour faire référence à un lieu ou à un temps.

Exemples :

Le village où il est allé n’est pas très loin d’ici. (Lieu)

Il faisait très chaud la nuit où le spectacle avait lieu. (Temps)

Lequel


Le pronom relatif « lequel » et ses  dérivés (laquelle, lesquels, lesquelles, à laquelle, auquel, auxquels, auxquelles, duquel, desquels, desquelles) s’utilisent lorsque leur  fonction est sujet, complément indirect du verbe ou complément de phrase.

 

Exemples :

Elle se souvient de toutes les compétitions auxquelles elle a pris part.

                Antécédent : toutes les compétitions

                Fonction : complément indirect du verbe (elle a pris part à quoi?)

Elle avait une excellente recette, laquelle l’a fait gagner.

                Antécédent : une excellente recette

                Fonction : sujet (une excellente recette l’a fait gagner)

 

Chronique écrite à l’aide de la Grammaire pédagogique du français d’aujourd’hui, p. 164, de Suzanne-G. Chartrand