Affichage des articles dont le libellé est Orthographe. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Orthographe. Afficher tous les articles

mardi 10 septembre 2013

Orthographe et économie


Les fautes d’orthographe coûtent des millions d’euros aux entreprises !

Pardonnez-moi le recyclage...Insolitemercredi 17 avril 2013

Selon une enquête réalisée par TextMaster, les fautes d’orthographe coûteraient des millions d’euros par an aux entreprises.
La communauté d’experts en rédaction, traduction et correctionTextMaster a réalisé une étude exclusive, afin de quantifier le taux de fautes dans les courriels échangés dans le monde professionnel.
90 % des e-mails contiennent au moins une faute
Le constat est alarmant : « 90 % des e-mails envoyés par les entreprises à leurs clients contiennent au moins une faute d’orthographe. Ce chiffre atteint même 95 % lorsque l’e-mail est rédigé dans une langue étrangère. Un manque à gagner réel en termes d’image et de compréhension du point de vue du client, qui se chiffre à plusieurs millions d’euros… »
Fautes = spams
Toujours selon TextMaster, « une seule faute d’orthographe peut avoir un impact sur la réalisation d’une vente ou d’un partenariat, et plus généralement sur l’image de l’entreprise ».
Premières touchées : les entreprises du web. Elles sont particulièrement sujettes à cette problématique car les contacts directs avec leurs interlocuteurs sont quasi-inexistants. En effet, 99 % des communications se font par écrit.
L’envoi de courriers électroniques contenant des fautes d’orthographe a même pour conséquence, souvent ignorée mais pourtant très fréquente, de nuire à la bonne réception des e-mails.
Un courrier électronique contenant des fautes peut en effet être considéré, à tort, comme un spam par la messagerie du destinataire qui ne le recevra alors jamais, ou par le destinataire lui-même qui croira avoir affaire à un courrier indésirable et ne le lira pas.

-Professeur Dom Oui, j'essaie de relire tous mes courriels avant de les envoyer Collard

vendredi 17 mai 2013

Une école qui fait peur à la population

    Peut-être avez-vous vu cette image qui circule sur Internet. Elle fait peur et c'est sans doute la note la plus effrayante du monde scolaire. Brrrrrr. -Professeur Dom Il faut tout relire et consulter un dictionnaire Collard


mardi 23 avril 2013

Pascal Forget, un nerdz bien lettré

L'équipe des Nerdz au Canal Z : François-Dominique Laramée
François-Étienne Paré et Pascal Forget. FDL a cependant signifié
son départ de l'émission sur la plate-forme Twitter ce mois de mars 2013
Après avoir parlé du blogue de la revue L'Actualité, me voici en train de présenter celui de Pascal Forget qui est un animateur de la populaire série Les Nerdz qui est diffusée au Canal Z. (pour les joueurs invétérés, pleurez le départ de François-Dominique Laramée.) «Pleurez mes pleurs / Pleurez mes roses» dit le poème de Nelligan. M'enfin! Lorsque vous connaissez le personnage, vous vous rendez compte que ce gentil garçon  [je parle ici de Pascal Forget] a un intérêt certain de même qu'une délicatesse pour la langue française à un point tel où il en fait régulièrement mention dans son blogue comme à la télé. Je me souviens d'ailleurs que sur son site personnel, il y avait un florilège de mots difficiles construit à la manière d'un dictionnaire. Aujourd'hui, je vous présente son billet qui parle du site des Éditions Larousse (ce ne sont pas des nouveaux venus dans le monde linguistique ceux-là!) qu'il trouve plutôt mal fait.

Du reste, j'aime beaucoup Forget pour les signatures qu'il laisse en bas de ses billets. Elles sont toujours en lien avec ce qu'il écrit et souvent à tendance humoristique. (À ce sujet, regardez la catégorie dans laquelle il place son billet sur les dicos Larousse.)  Je devrais pasticher son style. Le Blogue du Participe s'en trouverait amélioré non? Bonne lecture.

- Professeur Dominic qui aime bien passer la parole à quelqu'un d'autre ces derniers temps Collard.

Le site Larousse.fr et la définition de fouillis

 - 20 avril 2013
Site dictionnaire Larousse
Je vois que le site des dictionnaires Larousse fera peau neuve bientôt. Je comprends, c’est un fouillis total. Même la bannière pour annoncer le nouveau site est moche.
Je suis curieux de voir comment ce sera simplifié. Parce que j’espère que ce sera simplifié, et qu’on ajoutera (sic) pas du contenu audio et vidéo qui rendra chaque page plus longue à télécharger.
En comparaison, le Grand Dictionnaire Terminologique, un outil dont je me sers régulièrement, qui permet de trouver l’expression juste pour traduire des termes techniques anglais (traduire “crash” dans un contexte informatique, par exemple):
Grand dictionnaire terminologique
La nuit et le jour. Mais c’est vrai que le Grand dictionnaire est financé par nos taxes, il n’est pas nécessaire d’y mettre de la pub.
Pascal oui, fouillis prend un s même au singulier Forget
Catégories: Nono
Abonnez-vous à cet article

jeudi 18 avril 2013

La fin des lettres attachées?


Voici ce qu'écrivait une journaliste du Soleil Daphnée Dion-Viens, ce weekend dans l'édition web du journal. 

Crédit image: www.marceldidier.com

La fin des lettres attachées?

Dès la rentrée 2014, la majorité des petits Américains n'apprendront plus à écrire en lettres attachées. Les élèves apprendront toujours à écrire à la main en lettres scriptes, mais l'apprentissage des lettres attachées - la fameuse écriture cursive - sera remplacé par le clavier, qu'ils devront maîtriser à la fin du primaire, rapportait récemment l'Associated Press.
Il s'agit d'une façon de mieux outiller les enfants pour l'avenir, expliquait récemment Jill Camnitz, membre d'un conseil scolaire, au Wall Street Journal. «Nous tentons d'être réalistes. Les enfants ne peuvent pas tout apprendre, il fallait choisir», dit-elle.
Cette décision découle d'objectifs nationaux adoptés en 2010, qui précisent quelles sont les compétences que les enfants doivent acquérir sur les bancs d'école. Concernant l'utilisation des technologies, les élèves devront, à la fin du primaire, maîtriser le clavier de façon à produire des textes d'un minimum d'une page en une séance de travail. D'ici trois ans, les examens ministériels ne se feront plus sur papier, mais plutôt à l'écran.
Dans les rangs des élèves, la décision ferait plusieurs heureux, selon un sondage mené par le Junior Scholastic Magazine: 77 % des élèves interrogés pensent que les lettres attachées n'ont plus leur place à l'école, à l'ère de Facebook et des textos.

La fin d'une époque
Selon plusieurs, cet important chambardement dans les écoles américaines n'est qu'un pas de plus vers la fin de l'écriture manuscrite. Après tout, les textos et les aide-mémoire électroniques ont remplacé les Post-it et les listes d'épicerie griffonnées à la hâte, sur le coin du comptoir. Le courriel - ou le mur Facebook - règne en roi et maître dans notre vie de tous les jours. Même les cartes de Noël se sont fait détrôner par leur version électronique. Bref, le virage est amorcé et pourrait bien être irréversible.

C'est du moins ce que pense - et déplore - le romancier britannique Philip Hensher, auteur de l'essai The
Missing Ink: The Lost Art of Handwriting. Nous sommes arrivés « [...] à un moment de l'histoire où l'écriture manuscrite semble sur le point de disparaître de nos vies. Elle n'est aujourd'hui qu'une option communicationnelle parmi d'autres, et pas la plus attirante», écrit-il.

Même constat de la part de l'Américaine Kitty Burns Florey, dans son essai Script and Scribble: The Rise and Fall of Handwriting. Même si le problème n'est pas nouveau, l'auteure considère que nous avons atteint un point de non-retour. L'omniprésence du clavier dans nos vies quotidiennes a déjà signé l'arrêt de mort de l'écriture manuscrite, écrit-elle. Ou à tout le moins, de l'écriture cursive.

En 2006, seulement 15 % des étudiants qui ont passé les examens d'entrée des universités américaines ont rédigé leurs examens en ajoutant les barres sur les t et les points sur les i, à la fin de leurs mots. Tous les autres ont eu recours au script, peut-on lire.
Le jour où les rondeurs des lettres attachées ne pourront plus être déchiffrées par le commun des mortels n'est peut-être pas si lointain, ajoute Mme Florey.

Une génération d'analphabètes?
Avec l'abandon de l'écriture cursive sur les bancs d'école, une nouvelle forme d'analphabétisme pourrait donc voir le jour. Les enfants ne parviendront plus à déchiffrer les cartes de souhaits de leurs grands-parents. Les manuscrits rédigés au siècle dernier ne pourront être lus que par les archivistes et les conservateurs de musée.

D'ailleurs, depuis déjà quelques années, les Archives nationales américaines proposent au simple citoyen de «traduire» au clavier des manuscrits écrits à la main, donc généralement rédigés en lettres attachées. Le but : rendre les documents historiques «plus accessibles». «Les transcriptions aident à faire des recherches de même qu'à lire et comprendre le document», peut-on lire sur leur site Internet.
Crédit image: www.alainleduc.com
Il est en effet plus difficile de lire en lettres attachées si on a appris à écrire en script que l'inverse, affirme Marie-France Morin, professeure à l'Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de recherche sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture chez le jeune enfant.
Mais même si l'écriture cursive ne sera plus enseignée, les écoles américaines devraient tout de même enseigner aux élèves à déchiffrer le logo de Coca-Cola, ajoute-t-elle.
«L'école doit faire en sorte que les élèves soient capables de reconnaître tous les styles d'écriture. On n'écrit pas nécessairement en lettres majuscules, par exemple, mais on doit être capable de les lire», affirme-t-elle.

Retour en arrière?
Dans les écoles américaines, la décision d'abandonner l'écriture cursive est toutefois loin de faire l'unanimité. L'Indiana a été un des premiers États à mettre au rancart les lettres attachées, en 2011, mais le sujet est toujours d'actualité. En début d'année, une sénatrice a déposé un projet de loi qui vise à ramener cette forme d'écriture dans les écoles. Plus de 90 % des citoyens interrogés dans son district y seraient favorables.
Un revirement qui ne surprend pas beaucoup Andree Anderson, professeure en éducation à la Indiana University Northwest, jointe par Le Soleil.
«Ça s'est fait tellement rapidement, il y a deux ans, que le département d'éducation n'a même pas pris la peine de s'interroger sur les répercussions d'un tel changement. Selon moi, l'écriture cursive a encore sa place à l'école. Je ne serais pas surprise que l'État revienne sur sa décision.» Une histoire à suivre.
*****
Le Québec à contre-courant
Au Québec, l'écriture cursive est loin d'être en voie de disparition sur les bancs d'école. Au contraire, l'apprentissage en lettres attachées dès la première année gagne en popularité. Règle générale, les petits Québécois apprennent d'abord à écrire en script avant d'apprendre à lier leurs lettres un ou deux ans plus tard.

Or une des premières études québécoises sur le sujet a conclu, il y a quelques années, que ce «double apprentissage» était contre-productif, puisque les élèves passent plus de temps à apprivoiser le crayon qu'à améliorer leur syntaxe et leur orthographe.

Résultat: de plus en plus d'écoles optent désormais pour l'apprentissage de l'écriture cursive dès la première année, observe une des auteures de l'étude, Isabelle Montésinos-Gelet, professeur à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal. «De plus en plus, on passe au simple enseignement. Et très souvent, on opte pour la cursive», dit-elle.

À la commission scolaire de la Capitale, une réflexion est justement en cours à ce sujet. «En choisissant une seule méthode, l'objectif est d'automatiser plus rapidement le geste d'écriture pour passer à autre chose. L'art d'écrire, c'est aussi de transmettre un message cohérent», affirme Karine Dubé, conseillère pédagogique en français.Celle-ci considère que l'écriture cursive est la méthode qui «présente le plus d'aspects bénéfiques».
*****
Les bienfaits du crayon... et du clavier
L'écriture manuscrite ne disparaîtra pas de sitôt sur les bancs d'école, selon Marie-France Morin, professeure à l'Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de recherche sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture chez le jeune enfant.
«Les résultats de recherche montrent qu'il y aurait des avantages à écrire à la main comparativement au clavier», affirme-t-elle. Les enfants ont notamment plus de facilité à mémoriser les lettres de l'alphabet et à les reconnaître lorsqu'ils manient le crayon, ce qui peut donner un coup de pouce aux élèves qui en arrachent le plus.

«On a parfois des idées magiques liées à la technologie, dit-elle. Pour les élèves en difficulté d'apprentissage, le clavier peut représenter une difficulté supplémentaire à gérer. Au Québec, on a peut-être trop tendance à pallier les difficultés en écriture en mettant les enfants devant un clavier, alors que ce n'est peut-être pas ça, la solution.»

Déséquilibre?
Crédit image: Philippe Geluck - Le Chat
Mais d'autres croient, au contraire, que le crayon devrait laisser davantage la place au clavier. «Le manque de technologie à l'école, c'est un problème majeur. Il y a 95 % des jeunes qui apprennent avec les nouvelles technologies dans la vraie vie, mais à l'école, il y en a 95 % qui apprennent avec le crayon. Ça prend un juste équilibre», plaide Thierry Karsenti, professeur à l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication en éducation.
Ce dernier considère que le virage qui s'amorce dans les écoles américaines est «intéressant», tout en insistant sur l'importance de bien maîtriser les outils plutôt que de passer des heures à apprendre une méthode de doigté pour le clavier.«Quand je vois la vitesse à laquelle les jeunes envoient des textos... je me demande est-ce que les élèves ont vraiment besoin de ça?» lance-t-il.

M. Karsenti pense que les élèves devraient plutôt apprendre à réfléchir à l'aide du correcteur automatique d'un logiciel de traitement de texte, par exemple.«Au Québec, on s'obstine à ne pas utiliser les nouvelles technologies pour apprendre à mieux écrire, même si on se plaint de la qualité du français depuis des décennies. Avec un correcteur, l'élève reçoit un feedback (sic) pour chaque mot qu'il écrit. Il n'y a pas un prof sur la Terre qui peut battre ça. Le logiciel souligne les fautes et va amener l'élève à réfléchir, à se poser des questions au fur et à mesure qu'il écrit.»

L'ordinateur et les vertus du copier-coller permettent aussi, à un élève en pleine rédaction, de réorganiser ses idées plus facilement que s'il écrivait à la main, ajoute-t-il.Un avis partagé en partie par Isabelle Montésinos-Gelet, professeure à la Faculté des sciences de l'Université de Montréal. «Pour certains élèves, écrire est une souffrance. Certains écrivent peu, ils affinent peu leurs gestes et doivent faire plus d'efforts pour écrire, donc ils écrivent moins. C'est souvent perçu comme une fatalité», affirme-t-elle.

L'écriture au clavier leur permet de se sortir de ce cercle vicieux, ajoute la chercheuse. «Écrire à l'ordinateur,
c'est écrire. Le geste moteur n'est pas relié au maniement du crayon, mais le mécanisme est en quelque sorte le même. Ça ne règle pas tous les problèmes, mais l'ordinateur produit une écriture standardisée et lisible qui peut être plus valorisante pour certains élèves.»

Mais Mme Montésinos-Gelet ne pense pas qu'on atteindra bientôt un point de non-retour où les élèves n'auront plus besoin d'écrire à la main. «Bien sûr, on écrit de moins en moins à la main dans la vie courante. Mais ne plus apprendre à écrire au stylo serait se priver d'une immense ressource qui nous rendrait totalement dépendants de la machine.»
___________________________________________
Les réponses du quiz d'hier: 
Qui sont ces professeurs et / ou de quels films est-il question ici? 
Films:
1. Les Aventures d'Indiana Jones - Professeur Indiana Jones
2. Will Hunting - Professeur Sean Maguire
3. La Société des poètes disparus - Professeur John Keating
4. Les Aventures de Harry Potter - Minerva McGonagall
5. Les Choristes - Professeur Clément Mathieu
6. La Mystérieuse Mademoiselle C. - Mademoiselle Charlotte
7. Monsieur Lazhar - Professeur Bashir Lazhar
8. Dans la maison - Professeur Germain
___________________________________________
Le Blogue du Participe vient tout juste de passer les 4000 pages vues...et lues espérons-le. 

dimanche 14 avril 2013

Le Sportnographe est vite sur ses patins

Crédit photo: www.sportnographe.com

Voici une autre trouvaille du Sportnographe qui jour après jour trouve des preuves que les médias s'emmêlent les pinceaux (ici la métaphore artistique n'a pas vraiment de résonance). La langue française a ses limites Ainsi, les gens du site se sont posé la question si le mot « singlante » voulait dire sanglante. Il paraît que c'était laid pas pour rire. (J'assistais pour ma part à la représentation d'une autre tragédie.) La moindre des CHoses (NDLR: c'est une allusion au CH) qu'on peut dire c'est que le Canadien de Montréal n'a pas su profiter de l'impulsion qu'il s'était donnée dans la joute disputée contre les Sabres de Buffalo. (cf. billet précédent sur le mot momentum)

Évidemment, l'auteur de la nouvelle voulait écrire « cinglante ». ( Mais il est vrai que le CHC n'a compté qu'un seul but. Le journaliste a-t-il eu une crampe au cerveau en pensant au mot anglais single? Allez savoir.) 

vendredi 12 avril 2013

Une erreur?



Est-ce vrai? Peut-être pas.

C'est que voyez-vous, il est aussi dit dans « les internets » que l'écriture-qu'on-a-à-un-certain-moment-appelé-l'écriture-MSN, n'était en fait qu'un langage supplémentaire qui s'ajoutait à la « maîtrise » du français et de l'anglais des gens qui utilisaient le texto comme moyen de communication.

N'empêche que les technologies nous demandent de forcer sur la fonction phatique du schéma de la communication tel que diffusé par Jakobson. On pourrait même admettre que les communications insipides que s'envoient les gens sur leur mobile ressemblent en tous points à l'action des singes qui s'enlèvent des poux du pelage, j'allais écrire dépucelage, de leurs congénères. Eh bien, plus je me lis et plus je reconnais « Jack qui n'aime pas » et Jean-Pierre Vidal dans son billet sur cet aspect de l'informatique. À juste titre, Vidal écrivait que « [n]ous communiquons comme on se gratte. » On devrait davantage travailler notre savoir-être, et notre savoir-vivre. La techno nous pose la question : « Savez-vous respecter une étiquette convenable en public? » Dernièrement, je lisais sur Twitter qu'un le propriétaire d'un téléphone multifonctions consultait son appareil environ 5 fois durant un quart d'heure. Voilà ce que devrait être le titre de ce billet: « La mort de l'orthographe? Non, la mort du savoir-vivre.»

 C'est une thèse de doctorat que celle-là dirait Carol Allain. Dites-moi merci Messieurs les anthropologues.   Allez, cessons le «name dropping» et allons travailler un peu. -Professeur C.

vendredi 5 avril 2013

Un Anglais pour protéger le français; un loup dans la bergerie?


Crédit photo: www.jeuenligne.ca
Voilà ce qu'écrivait ce matin Sophie Durocher dans un quotidien bien connu de la région de Montréal. 

Êtes-vous bien assis ? Un Anglais vient d'être nommé à l'Académie française. Voilà, boum.
Oui, vous avez bien lu : c’est un Britannique, dont la langue maternelle est l’anglais, qui n’a appris le français qu’à partir de 11 ans, qui va siéger à la prestigieuse Académie chargée de protéger et valoriser la langue française !


Il va décider quel mot doit entrer dans le dictionnaire ou si on doit changer l’orthographe d’un mot.
Bref, c’est un Anglais qui va nous dire comment parler français !
Vous pensez que « le loup est entré dans la bergerie », ou que « le diable est aux vaches » ? Attendez deux minutes.

Michael Edwards, né à Londres il y a 75 ans, affirme haut et fort que le plus grand danger pour le français … c’est l’anglais!

Michael Edwards. Crédit photo : Le Figaro
Et il affirme que les intellectuels francophones ne devraient pas être forcés de parler en anglais.
Ça, ça risque de faire plaisir à Pauline Marois.
PAS UNE BLAGUE

Je vous avoue que j’ai d’abord cru à un poisson d’avril : un anglophone nommé à l’Académie française, institution qui existe depuis 1635 pour sauvegarder la pureté du français… Diantre!
C’est comme si on nommait un végétarien à la tête de la Fédération des producteurs de porc…
Mais c’est pourtant bien vrai. Michael Edwards est un poète, traducteur, auteur et grand francophile marié à une Française, qui a la citoyenneté française depuis 10 ans et qui s’exprime dans un français absolument impeccable.

Et dans sa première entrevue avec l’Associated Press, il fait des déclarations étonnantes.
ATTENTION DANGER...
Selon lui, le plus grand ennemi du français est l’anglais.

« Je ne pense pas que ce soit de la paranoïa. Je pense qu’ils ont raison. L’anglais est une menace. Mais ce n’est pas le vrai anglais qui menace le français, c’est le mauvais anglais, une sorte de lingua-anglica qui n’est pas correcte et qui envahit le français à travers toutes sortes d’expressions qui sont inutiles. »Il affirme aussi qu’il y a une menace encore plus insidieuse et plus grave encore : de plus en plus on demande aux francophones de communiquer en anglais pour des raisons professionnelles. Il trouve ça « très dangereux ».

« La langue est un organisme vivant. C’est une façon de penser, une mémoire. C’est important qu’un philosophe francophone pense en français sinon il devient rien de moins qu’un philosophe anglais. »

Et Edwards rappelle que la défense du français va en diminuant en France. En 2006, le président
Sophie Durocher, journaliste
Jacques Chirac était sorti d’un sommet de l’Union européenne pour protester contre le fait qu’un homme d’affaires français s’adressait aux membres en anglais. Mais pas plus tard que le mois dernier, à une conférence de presse en Suède, le ministre français des finances a pris des questions en français… et y a répondu en anglais pour satisfaire les interlocuteurs du monde entier…
ANGLAIS = DANGER

Je ne sais pas ce que Michael Edwards penserait du PQ qui encourage ses troupes à refuser de parler anglais au reste du Canada.
Mais j’espère que nos chroniqueurs canadiens-anglais vont lire ce qu’il dit sur la menace de l’anglais.Quand un francophone crie « anglais=danger» il fait rire de lui. Quand c’est un Anglais qui le dit, il va peut-être être pris au sérieux.

lundi 1 avril 2013

Crosby, RDS et la dyslexie


On est en mesure de constater que les responsables du site électronique de RDS font de la dyslexie sévère, comme quoi on ne regarde pas trop la qualité du travail fait. Merci mille fois au site le Sportnographe d'être alerte. Il est vrai qu'avec une rondelle à la mâchoire, on peut sans doute mêler un peu les lettres. - Fropesseur C. ( bien sûr, c'est une blague, voire un poisson d'avril).

dimanche 24 février 2013

L'orthographe dans les courriels


Voici ce qu'on pouvait trouver aujourd'hui dans le site de La Presse sous la plume du journaliste Samuel Larochelle;  un article parlant du courriel dans les milieux professionnels. - Professeur C. 

Courriels au bureau: étiquette, orthographe et ton!


L'image est tirée du site de
François Charron au www.francois
charron.com
Si le courriel est le moyen de communication le plus utilisé sur le marché du travail, il exige doigté et concentration pour éviter les mauvaises interprétations. Attention donc aux binettes, aux formules faciles et aux fautes. Bref, on n'écrit pas comme on parle.
Lors de ses conférences sur la communication et la prévention de conflits en milieu de travail, la psychologue Éveline Marcil-Denault dénote des contradictions dans l'utilisation des courriels. «Les gens sont sensibles à ce qu'on leur écrit, mais ils sont souvent moins conscients de la teneur de leurs propres messages. Par exemple, quand un patron reçoit 200 courriels par jour et qu'il répond de façon succincte, ses messages peuvent être déstabilisants. Des employés anxieux peuvent interpréter le délai de réponse ou la teneur des mots comme un désaveu ou une critique injustifiée. L'ambiguïté d'un courriel peut provoquer beaucoup d'inquiétude, d'incompréhension ou de colère. C'est important d'apprendre à connaître nos interlocuteurs. Plusieurs entreprises ont d'ailleurs établi des ententes de communications pour clarifier les règles du jeu sur le délai de réponse, l'utilisation des courriels et le ton des messages.»
Le courriel s'impose par sa rapidité, sa gratuité et sa capacité à abolir les distances. Cette impression pousse de nombreux travailleurs à écrire avec un style relâché, qui nuit à leur image et à celle de leur employeur.
On n'écrit pas comme on parle
Selon Marie-Éva de Villers, directrice de la qualité de la communication à HEC Montréal, les internautes font souvent l'erreur d'appliquer les règles de la communication orale à leurs courriels. «On écrit un peu n'importe comment en se disant que ça ne compte pas, comme avec les textos. Ce n'est pas tant par manque de considération pour ceux à qui on écrit, mais plutôt par nonchalance. Puisqu'on ne voit pas nos interlocuteurs, il faut éviter de recourir aux majuscules intempestives, au caractère gras, au rouge ou aux points d'exclamation, dont les effets abrupts ne conviennent pas aux situations de communication professionnelle.»
L'ordinateur dépersonnalise souvent la communication. Les usagers doivent privilégier les phrases positives et les formules de politesse afin d'humaniser leurs courriels. Ils doivent aussi éviter le second degré qui risque d'être mal interprété à l'écrit. «Dans un contexte où on communique avec des gens qu'on connaît bien ou à des collègues, on peut se permettre d'utiliser les binettes (smileys) pour atténuer notre propos. Mais c'est à éviter absolument avec la direction ou un client, précise Mme de Villers. Même chose avec les salutations et les expressions trop familières. Si on les utilise, c'est un peu comme si on tutoyait quelqu'un qu'on ne connaît pas. Au travail, il faut éviter tout ce qu'on n'écrirait pas dans une lettre officielle.»
Maladresses
L'image est tirée du site www.ya-graphic.com
Même si les qualités professionnelles d'un travailleur ne se résument pas à son utilisation du français, les maladresses de la langue peuvent lui nuire considérablement. «La syntaxe rudimentaire, les phrases trop courtes, les coquilles, les répétitions, les mots omis, les fautes d'orthographe, les abréviations et le vocabulaire limité peuvent être très dommageables», explique Marie-Éva de Villers, qui est l'auteure du Multidictionnaire de la langue française.
La psychologue Éveline Marcil-Denault croit qu'il s'agit ici de l'effet de halo. «Les gens qui valorisent la communication écrite vont porter un jugement défavorable sur l'auteur d'un courriel dont la forme est déficiente. Ils peuvent croire que leur interlocuteur ne se relit pas ou qu'il manque de culture, et se dire que le produit ou le service de l'organisation ne sera pas à la hauteur. Tous les aspects de la communication et de l'image ont un impact à différents degrés.»

lundi 18 février 2013

Encore un livre qui parle d'orthographe!



Décidément, le rôle du mauvais élève devenu référence en éducation a le vent dans les voiles ces derniers jours dans le blogue du Participe. En effet, aujourd'hui, 18 février, on commence la semaine avec une découverte ou une suggestion lecture du livre de Daniel Picouly qui selon la journaliste Andrée LeBel de La Presse est « [...] un petit livre charmant, joliment écrit, qui respire l'authenticité. Daniel Picouly, issu d'un milieu populaire, avec 12 frères et soeurs, se souvient des ses premières années scolaires alors que l'orthographe était sa bête noire.

Devenu professeur et écrivain, il est invité à son ancienne école. Sans complaisance et surtout sans succomber à la tentation de faire la morale, il jette un regard plein de tendresse sur l'année de ses dix ans.Ce livre est un baume pour les parents qui désespèrent de l'avenir de leurs enfants aux prises avec des difficultés scolaires.


Daniel Picouly est écrivain, scénariste et animateur
télé de l'émission Café Picouly...en plus d'avoir une
gueule de rock star, trouvez pas? 
Un élève qui multiplie les fautes d'orthographe peut très bien réussir sa vie d'adulte. Et même devenir un excellent professeur comme Picouly, qui fait preuve de compassion envers ses élèves les moins doués.
La forme du livre est originale, l'écriture, alerte, et il s'en dégage beaucoup de fraîcheur. Des réflexions d'une grande justesse sur l'apprentissage sont livrées avec beaucoup d'humour dans ce texte que l'auteur interprète également sur scène comme un long monologue.
C'est un livre plein de générosité. Daniel Picouly est l'auteur de nombreux succès dont L'enfant léopard (prix Renaudot 1999). » 
Avec tant d'idées en lien avec le livre de Pennac et à seulement 124 pages, il faut avouer que la tentation est grande d'aller feuilleter cette autre vision de l'école française. - Professeur C.
_____________________________________________________________________________

Le concours du Participe autour des mots croisés est toujours en vigueur et le sera jusqu'au retour de la mi-session, à savoir le lundi 11 mars 2013. Rendez-vous sur le lien précédent, téléchargez la grille des mots croisés, imprimez-là. Une fois complétée, il vous suffit de venir la porter dans les locaux du Participe. Bonne chance! 

lundi 4 février 2013

Charlie Brown au pays des mots

Crédit photo: www.quotecollection.com
Ce weekend, à la télévision, il y avait comme toujours des dessins animés.

 Parmi eux, un retenait l'attention du Participe; celui de Charlie Brown et de son fidèle compagnon Snoopy. La raison en est fort simple; c'est qu'on y discutait mots et orthographe dans le récit présenté.

 En effet, le célèbre garçon au chandail jaune et aux culottes courtes se fait encourager à participer à un concours d'orthographe scolaire. De là notre intérêt!   

Envie d'en savoir les tenants et aboutissants? Voici donc sans tarder le synopsis offert par le site www.cinema.nouvelobs.com :  «  Charlie Brown est désespéré : il ne sait ni lancer un cerf-volant, ni rattraper une balle au baseball. Il se rend chez un psychiatre et lui confie son malheur. Celui-ci lui fait une projection cinématographique de ses défauts et Charlie ressort encore plus déprimé. Il se confie alors à son ami Linus - ce petit garçon qui garde toujours le sourire, car il ne se sépare pas de sa couverture bleue - et celui-ci lui conseille de faire le concours d'orthographe de l'école. » 
Crédit photo: www.smatdestinations.com


Enfin, ce qu'on peut retenir des efforts de Charlie Brown et de son papa (réel) Charles M. Schulz (1922-2000) « [...]  qui aura écrit et dessiné quotidiennement sans interruption et sans assistance d'octobre 1950 jusqu'à sa mort 17 897 bandes [...] »  (cf.. Wikipedia) est qu'il faut être persévérant au quotidien! - Professeur C. 

mercredi 30 janvier 2013

L'Épicier qui ne veut pas d'accent

C'est une nouvelle linguistique qui nous arrive du monde des finances et de l'économie cette semaine. En effet, dans un article du journal Les Affaires, on nous dit que le Mouvement d'éducation des actionnaires, le MÉDAC,  aimerait que l'épicier Metro adopte un affichage français, à savoir écrire Métro (avec un accent) plutôt que Metro (écrit dans la langue de Shakespeare) dans le but de se conformer aux politiques de la loi 101. La demande a passé au vote et le résultat n'en a été que plus consternant. La proposition a été battue à 98,8%. Trouvez tous les détails de l'affaire à cette adresse: http://www.lesaffaires.com/blogues/francois-pouliot/pouliot---la-tres-genante-position-de-metro/553685?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter. Allez-vous changer d'endroit pour votre épicerie? Probablement pas non. Voilà le «pari» des actionnaires qui ne veulent que nos avoirs tout en se balançant bien de nos êtres et de ses accents graves, circonflexes ou aigus! - Professeur C.

jeudi 24 janvier 2013

Il y a du bon à l'incompétence en grammaire

Crédit photo: http://colleges.usnews.rankingsandreviews.com
Ashwini Rao, doctorante à l'Université de Carnegie Mellon à Pittsburgh en Pennsylvanie et ses collègues ont trouvé un algorithme permettant de casser des mots de passe longs ayant un sens grammatical logique et parfait. Leur conclusion? Les gens nuls en grammaire qui font donc des erreurs de d'accords et d'orthographe dans leurs mots de passe sont donc mieux protégés advenant une attaque informatique. Vous pouvez trouver tout le détail de l'article et des travaux des gens de Pittsburgh en vous rendant sur ce site: Le Monde informatique Qiu l'uet cur?