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vendredi 1 novembre 2013

Le palmarès des livres les plus lus de tous les temps.

Jamais je n'aurais pensé publier deux palmarès dans la même semaine, mais voilà que les gazouillis se bousculent pour m'informer des plus grands succès. Aujourd'hui, on discute des livres les plus lus...et non pas les meilleurs. Ainsi, la question que nous pose le sondage est celle-ci:  « Combien en avez-vous lu dans les 10 présentés. Pour ma part, la réponse est  1 et des poussières.


1. La Bible
2. Citations de Mao Tsé-Tung
3. Harry Potter (on ne dit pas quel tome cependant) 
4. Le Seigneur des Anneaux 
5. L'Alchimiste 
6. Le Code Vinci
7. La Saga Twilight
8. Autant en emporte le vent 
9. Pensez et devenez riche 
10. Le Journal d'Anne Frank

Dom « Le Code Vinci est excellent » Collard

jeudi 10 octobre 2013

Les géants du web déstabilisent le monde de l'édition

Sans grande surprise, une nouvelle discutant des actualités du monde de l'édition arrive sur les fils de presse ce matin. Elle nous parle du rouleau compresseur appelé internet qui écrase tout sur son passage...à un point tel où des Allemands ont cru bon tirer la sonnette d'alarme.

Agence France-Presse (Francfort)
08 octobre 2013 | 09 h 38
   


Les organisateurs de la Foire du livre de Francfort ont mis en garde mardi contre la domination des grands distributeurs de l'internet sur le marché du livre qui déstabilise, selon eux, le monde de l'édition.
«Amazon, Google et Apple sont des magiciens de la logistique, mais pas des éditeurs et ils n'ont pas la passion de l'édition», a déclaré Jürgen Boos, directeur du salon du livre de Francfort lors d'une conférence de presse mardi en fin de matinée, à quelques heures de l'inauguration officielle.
Ce «sont des machines à fidéliser la clientèle, qui dominent non seulement le commerce en ligne, mais également les supports de lecture, et ont ainsi les clients sous leur contrôle», a-t-il ajouté, soulignant que la diversité des oeuvres éditées nécessite une diversité des acteurs sur ce marché.
M. Boos a dit regarder «la France comme un exemple dans beaucoup de domaines», répondant à une question concernant le vote jeudi par les députés français d'une proposition de loi visant à interdire aux opérateurs de commerce en ligne, comme Amazon, le cumul de la gratuité des frais de port du livre avec la remise autorisée de 5%.

«Nous pouvons apprendre beaucoup de la France», a-t-il estimé. «Dans le passé, nous avons cru que nous pouvions rester compétitif face à une entreprise comme Amazon avec des investissements faibles. Désormais nous avons vraiment besoin de nous remuer si nous voulons rester dans la course», a estimé Gottfried Honnefelder, directeur de l'Association des libraires et éditeurs allemands.
Les jeunes pousses et leurs innovations numériques sont à l'honneur cette année à la Foire du livre de Francfort, grand rendez-vous mondial de l'édition, qui ouvre ses portes mercredi.
Malgré «les défis auxquels fait face notre industrie durant cette période de profonds changements, il y a beaucoup de raisons pour nous de regarder l'avenir avec optimisme et confiance», a déclaré mardi Stephen Smith, patron de l'une des principales maisons d'édition scientifique, Wiley.
En Allemagne, le chiffre d'affaires des trois grands canaux de distribution de livres --librairies, commerce en ligne et grands magasins -- a notamment progressé de 0,8% sur un an entre janvier et septembre.
«Ce n'est pas une différence très grande, mais c'est une tendance», a indiqué M. Honnefelder.

lundi 20 mai 2013

«Parlez-vous keuf ?»: publication d’un dictionnaire du jargon policier

Voici un article qui a été publié par le journal Libération sur son site internet.


Si vous avez l’habitude de ralentir sur l’autoroute pour regarder un accident, ne vous étonnez pas si un CRS vous traite tout haut de «cref» en riant sous casque. Pour savoir ce qu’il a bien voulu signifier, vous disposez désormais d’un abécédaire publié mercredi par le capitaine de police Gilles Braun, 51 ans: le CRS vous a traité de «con qui regarde en face». Un «sigle utilisé», selon l’auteur, «pour désigner» un automobiliste qui, afin de satisfaire sa curiosité, a l’habitude de «créer des bouchons inutiles voire un sur-accident» en regardant l’événement «survenu en sens inverse». Intitulé «Parlez-vous keuf ?» (Editions Vuibert) - apocope, comme il est expliqué à la lettre K, du verlan des banlieues «quefli» pour flic - le livre regorge, sur plus de 200 pages, d’expressions et acronymes ou sigles couramment utilisés par les forces de l’ordre. «Je me suis lancé dans ce travail il y a trois ans», explique ce policier passé par la PJ, la formation et l’international. «C’est parti du constat de collègues partant en stage à l’étranger qui étaient démunis face au parler de leurs collègues, eux-mêmes étant incapables de leur expliquer le leur.» Il a donc fait appel à sa mémoire afin de rassembler des mots que ne renieraient pas Michel Audiard, San-Antonio et auteurs de polars. A la lettre U, «faire les urines» consiste à «effectuer des recherches sur les antécédents judiciaires» d’un suspect. «Si les urines sont claires, c’est que l’intéressé est inconnu des services». L’auteur cite souvent des choses entendues dans les commissariats. Ici : «On le ramène au poste et on vérifie les urines.» «Beurrer le marmot» c’est corriger un individu pour obtenir des aveux «de manières peu orthodoxes», une méthode d’avant l’ADN, tient-il à préciser. Exemple: «Comme on n’a pas toujours avancé depuis ce matin je vais certainement beurrer le marmot.» «Picard»: un SDF Une «amazone» est une prostituée qui «attend le chaland à bord de son véhicule». Voir aussi, dit l’abcédaire qui renvoie souvent à d’autres expressions, «aller aux asperges» (sur le lieu de travail de la prostituée), «chandelle» (être sur un haut tabouret pour appâter le client), «gagneuse», «marmite», «michetonneuse», «tapineuse». Une «angine de comptoir» ? Une personne «sortant d’un bar en état d’ivresse». Un «Picard» ? Surnom donné à un SDF «retrouvé décédé dans la rue en hiver». «Avoiner» est «corriger une personne», dans le cas d’un différend.

Voir aussi, est-il écrit, «mettre une trempe», «bomber la guérite», «chicorer» ou «chiffonner». Un «bol alimentaire» désigne l’estomac dans le cadre d’une autopsie, le «mur des lamentations» le fastidieux tableau des permanences judiciaires dans les services de police et de gendarmerie. «Aller aux morilles», c’est se rendre au service des objets trouvés pour y apporter son écot. «Aller à la poule» déposer plainte au «poulailler», le commissariat «essentiellement fréquenté par des poulets», écrit Braun, «sobriquet de basse-cour employé pour désigner un policier». Darry Cowl était le surnom d’un ministre de l’Intérieur des années
1980, Pierre Joxe; un «saucisson» est une affaire «sans intérêt» désignant aussi une personne ficelée lors d’une agression. Le «cul-de-jatte» est ce policier qui ne fait que des procédures, ne sortant jamais de son commissariat. «Aller aux éponges» veut dire passer une visite médicale des poumons, tous les six mois pour certains agents parisiens. «Le policier, cogne, condé, flic, keuf, schmitt, bourre, lardu, poulet, dispose d’une assez large gamme de dénominations qui ont passé les siècles en se modernisant», théorise, dans la préface de l’ouvrage, le criminologue Alain Bauer. «Il était utile» de disposer «d’une pierre de Rosette du policier en action» afin de «comprendre les messages codés et les acronymes inventés par d’audacieux bureaucrates», ajoute-t-il.

- Bon il est vrai que l'article s'adresse plutôt aux Français, mais il faut bien se cultiver un peu!

mardi 16 avril 2013

À propos de la lecture numérique


Voici ce qu'écrivait Valérie Gaudreault du journal Le Soleil dans le cadre du Salon du livre de Québec qui se tenait cette fin de semaine dans la Vieille Capitale. -Professeur C. 

François Blais, Deni Y. Béchard et Jean-Jacques Pelletier. Trois écrivains qu'on lit sur papier ou sur tablette numérique, dans le bus, dans le lit ou à la plage. Mais nos trois hommes sont aussi de grands lecteurs. Et, eux, le numérique, ça les branche? Le Soleil a profité du Salon du livre de Québec pour questionner ce trio d'auteurs sur leurs habitudes de lecture et leur rapport au livre à l'heure de la révolution numérique.

Deni Y. Béchard: une bibliothèque dans le baluchon
«Quand je voyage, j'ai 500 livres dans mon sac à dos.» Pour l'écrivain, grand voyageur et grand lecteur Deni Y. Béchard, le livre numérique, c'est la révolution.
Depuis plus de trois ans, celui dont le deuxième roman Remèdes pour la faim vient de paraître chez Alto ne se sépare pas de sa tablette Kindle.
La liseuse règle un problème de taille - et de poids! - pour ce Canado-Américain né d'un père québécois, qui bourlingue un peu partout sur la planète.
«Je voyageais beaucoup et je ne pouvais pas apporter autant de livres que je voulais. C'était l'époque où je me cassais le dos», relate Deni Y. Béchard, qui a visité des dizaines de pays.
Voilà maintenant que sa bibliothèque tient dans sa poche.
Et celui qu'on a connu pour Vandal love ou Perdus en Amérique, prix du Commonwealth du premier roman en 2007, ne cultive aucune nostalgie ni romantisme pour l'odeur de l'encre ou le son du papier qui craque sous la main. «Il va toujours y avoir des livres de papier, ils n'ont pas été consignés dans un autre univers», illustre-t-il.
«Et honnêtement, je n'ai pas de nostalgie pour un vieux livre qui sent la moisissure!» lance-t-il dans un éclat de rire. «Peu importe où je me trouve, si j'ai tout à coup le goût de prendre un livre de papier, j'en trouverai un.»
Si la tablette numérique est utile à Deni Y. Béchard le lecteur, elle l'est aussi pour Béchard le reporter. Le romancier a aussi réalisé des reportages journalistiques en Irak, en Afghanistan ou encore au Congo, où il mène présentement un projet documentaire sur la protection de l'environnement et des populations de singes bonobos.
«Quand je suis parti au Congo, j'avais une trentaine de livres de référence sur ma tablette. Ça m'a permis de prendre des notes et d'avoir accès très rapidement au moment de rédiger.»
Deni Y. Béchard souligne aussi l'aspect environnemental de la réduction du nombre de livres de papier. «Une tablette, ce n'est pas tellement bon non plus pour l'environnement, reconnaît-il. Assez pour y avoir pensé avant de se munir du précieux bidule.
«Mais je me suis dit que de toute façon, tout le monde en aura une, couper le papier permet au moins le limiter les dégâts. Ça fait quand même moins de gaz à mettre dans les camions qui distribuent les livres.»
*****
Jean-Jacques Pelletier: entre La Pléiade et l'iPad
Jean-Jacques Pelletier est aux deux. Il aime lire sur une tablette numérique. Et sur le bon vieux papier.
«Ça dépend beaucoup du type de lecture. Je ne pense pas qu'on puisse être pour ou contre le livre numérique, ça dépend de l'usage qu'on en fait», lance d'entrée de jeu le romancier et essayiste.
Grand lecteur, friand d'actualité dont il peuple ses thrillers remplis de complots internationaux et d'intrigues politico-économiques, Jean-Jacques Pelletier consomme beaucoup de médias. Et dans leur incarnation numérique.
«Des journaux, des revues, oui sur iPad», dit le père de la célèbre série Les gestionnaires de l'apocalypse dont le plus récent roman, Les visages de l'humanité, est paru à l'automne.
«Mais pour les livres, c'est de la folie d'essayer de lire sur iPad», juge-t-il à propos des tablettes rétroéclairées, moins confortables, selon lui.
«Les liseurs par contre sont très bien», ajoute Jean-Jacques Pelletier, même s'il n'est pas friand de ce support pour les romans.
«Je ne lis à peu près pas sur les liseuses. Mais s'il y avait des conditions spéciales comme partir en voyage, j'apporterais mes livres sur une liseuse», dit-il.
Sa conjointe, par contre, en a testé quatre ou cinq modèles pendant une convalescence où elle a été contrainte de rester alitée, relate Jean-Jacques Pelletier. «Son autonomie, elle l'a gardée avec sa liseuse. Elle pouvait commander ses livres et ce n'était pas trop lourd dans les mains», explique-t-il.
Le livre numérique a donc ses avantages, même pour le roman, reconnaît Jean-Jacques Pelletier. Mais ces jours-ci, notre homme est plutôt occupé à relire quelques bons vieux classiques papier. Balzac et Stendhal. Dans la prestigieuse édition La Pléiade, svp.
«Les relire avec l'appareil critique, c'est intéressant et on ne le retrouve pas toujours en numérique», dit-il.
Jean-Jacques Pelletier croit d'ailleurs que le marché du livre numérique est appelé à s'améliorer, en diversité de titres offerts. «C'est en train de se corriger, mais le catalogue français est moins intéressant que le catalogue anglais», déplore-t-il.
Le prix pour le livre numérique, aussi, intrigue l'écrivain.
«Je ne comprends toujours pas la politique du prix», dit-il. Si ces romans publiés chez Alire coûtent environ 60 % du prix de la version papier, ce n'est pas le cas de tous. «On coupe l'imprimerie, la librairie, l'entreposage. «Je ne comprends pas ce qui justifie de vendre ça 75 ou 80 % du prix du livre papier», déplore-t-il.
*****
François Blais: la tentation
Pour François Blais, les tablettes, ça sert à placer des livres en papier.
Pas que l'écrivain en ait contre les liseuses électroniques. C'est tout simplement qu'il n'a jamais encore exploré le bidule.
«Mais il faudrait que je m'en achète une», confie celui qui a remporté le Prix littéraire de la Ville de Québec et du Salon international du livre de Québec pour son roman Document 1.
Son habitude bien ancrée pour les pages de papier n'est rien d'immuable.
«Ce n'est pas une prise de position», illustre-t-il.
Au contraire, dit François Blais. Devenir fier propriétaire d'une tablette électronique aurait des avantages. Au premier chef, celui de donner accès à de vieux ouvrages libres de droit.
«Les oeuvres qui tombent dans le domaine public, on peut les télécharger. Souvent, elles ne sont pas à la bibliothèque, alors, oui, ce serait pratique.»
Mais ce sera avec une vraie liseuse. Car la seule fois où l'écrivain est venu à bout d'un ouvrage complet à l'écran, l'expérience n'a pas été très concluante, dit-il.
«J'ai lu un livre sur mon portable et ça va vraiment mal», tranche-t-il.
Il faut dire que, contrairement à ses personnages de Document 1 qui naviguent allègrement sur le Web, François Blais est loin d'être un accro d'Internet.
Fait assez rare chez les gens de sa génération - fin trentaine -, il a vécu sans être branché pendant «sept ou huit ans». «J'étais en froid contre tous les fournisseurs d'Internet», justifie celui qui, plutôt réservé au bout du fil, colore ses réponses d'une bonne dose d'humour.
«Quand j'écrivais mes premiers livres, si j'avais besoin de savoir quelque chose, je mettais mon manteau, ma tuque et j'allais sur Internet à la bibliothèque», relate l'écrivain de Québec originaire de Grand-Mère.
Puis, l'an dernier, François Blais s'est rebranché au vaste monde en ligne.
Une réalité qui transparaît dans Document 1, truffé de recherches virtuelles et des «infaillibles» cartes de Google Maps qui apparaissent sur l'écran de Tess et Jude.
«C'est le premier livre que j'écrivais avec Internet, donc je me lâchais lousse!» conclut François Blais, dont le septième roman, La classe de madame Valérie, est paru cette semaine aux éditions de L'instant même.

mardi 26 février 2013

Twitter et le monde de l'édition

L'image est tirée du site
http://depravation.over-blog.com
Lu sur Twitter: «On lui avait affirmé que le monde de l'édition était un panier de crabes. Il écrivit donc son roman sur le sable, chaque jour à marée basse. »

- @centquarante
 
 
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Avouez qu'avec tant de crabes ainsi placés sur la route, il nous vient l'envie de rouler à toute vitesse sur eux non? Et quel bruit ça produirait! Des Rice Crispies je vous dis! Mouahahahahhahah!