jeudi 28 avril 2016

Garder la ligne ou rester à l'écoute?



Avez-vous déjà entendu une téléphoniste vous dire : « Gardez la ligne, quelqu’un vous répondra dans un moment »? Cette expression est grandement utilisée en français, mais est-elle appropriée? Bien sûr, le nom ligne en français et line en anglais ont le sens commun de « ligne téléphonique ». Cependant, les expressions qui découlent de ces noms ne sont pas toujours équivalentes. 

L’expression gardez la ligne est en fait un calque de Please hold the line ou Keep the line en anglais. On devrait remplacer cette expression par Restez en ligne, Un instant s’il vous plaît, Un moment je vous prie, ou encore Ne quittez pas.

Il en va de même pour l’expression être sur la ligne, un calque de to be on the line qui a le sens de « utiliser une ligne téléphonique ». On la remplacera par la ligne est occupée, le poste est occupé ou la personne est au téléphone. 


Exemples :
-          Ne quittez pas (et non gardez la ligne), je vous mets en communication avec le directeur.
-          S’il vous plait, veuillez raccrocher (et non fermer la ligne).
            -          J’ai essayé de t’appeler, mais la ligne était occupée (et non il y avait quelqu’un sur la ligne).







Source :
OQLF, Banque de dépannage linguistique, «Gardez la ligne», [en ligne], http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=2765

Amélie Gauthier
Stagiaire au Participe
Étudiante en Linguistique et langue française à l'UQAC
 

Chance ou risque?



Il faut porter une attention particulière aux noms chance et risque dans certains contextes. En effet, les deux sont souvent confondus.

Lorsqu’on utilise le mot chance dans le sens de « risque, danger auquel on s’expose », il s’agit d’un anglicisme. On peut ainsi courir sa chance ou tenter sa chance pour obtenir un sort favorable. Lorsqu’on s’expose à un risque, on dira alors qu’on court le risque.

Exemples :
-          J’ai pris le risque (et non la chance) de sortir malgré l’annonce de la pluie.
-          Il y a des risques (et non des chances) que je sois en retard à mon rendez-vous.




Source :
OQLF, Banque de dépannage linguistique, «Chance», [en ligne], http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=1973

Amélie Gauthier

Stagiaire au Participe
Étudiante en Linguistique et langue française à l'UQAC

 

Échouer et réussir


On échoue un examen ou on échoue à un examen?

Bien que la première forme soit fréquemment entendue, elle constitue une impropriété. En effet, dans ce contexte le verbe se construit avec la préposition à.

Exemples :
-          Il a échoué à (et non échoué) un cours.
-          Elle a échoué à (et non échoué) son épreuve uniforme. 
-          Il a échoué à (et non échoué) l’examen final de physique.

Il est à noter qu’avec le verbe réussir, l’utilisation de la préposition à est facultative. En effet, dans ce même cas, le verbe peut être intransitif ou transitif. 

Exemples :
-          Il a réussi (à) son examen de mathématiques.
-          Elle a réussi (à) son test d’entrée à l’université.

Ah! les caprices de notre belle langue …!




Source :
OQLF, Banque de dépannage linguistique, «Échouer», [en ligne],



Amélie Gauthier
Stagiaire au Participe
Étudiante en Linguistique et langue française à l'UQAC